Andrea Beaton et Kevin Burke sont sans conteste deux des gros noms qui seront présents à Sutton lors du 5e Festival de violon traditionnel.

Le trad sous toutes ses formes

Pour une cinquième année, le village de Sutton se prépare à accueillir les grands de la musique traditionnelle lors de son 5e Festival de violon traditionnel. Et par grands, on parle de noms tels Kevin Burke, Pete Sutherland et Andrea Beaton, notamment.

« Pour les connaisseurs, Kevin Burke, c’est gros ! » lance fièrement le président et directeur artistique du festival, Jean de Grosbois. « C’est une des plus grandes vedettes internationales en musique celtique irlandaise. Un des deux ou trois plus gros noms en fait. Il a plus de 40 ans de métier et a gagné de nombreux prix en Irlande et aux États-Unis. »

Du côté de la musique du Cap-Breton, Andrea Beaton ne passe pas inaperçue. « C’est une figure de proue dans le style », glisse M. de Grosbois.

Du Vermont, Pete Sutherland fera quant à lui honneur à la musique américaine avec son trio Pete’s Possy.

« Ce ne sont là que cinq musiciens, fait remarquer le grand manitou du festival, mais ils sont plus de 25. Plusieurs ont des carrières bien établies, mais d’autres commencent et gagnent à être connus. »

M. de Grosbois mentionne notamment le nom d’Anit Gosh, un violoniste qui a appris les rudiments de son instrument en Inde avant de bifurquer vers la musique klezmer et tzigane.

Du Québec, Alexis Chartrand, 22 ans, est également à surveiller. « C’est une future vedette », assure le directeur artistique.

Musique méconnue
Bon an mal an, plus de 500 personnes se déplacent au parc des Vétérans de Sutton pour le Festival de violon traditionnel. Ils viennent de partout: de Montréal, du Nouveau-Brunswick, de l’Abitibi, de Toronto, de six États de nos voisins du Sud... « Curieusement, il y a très peu de gens de la région », remarque Jean de Grosbois.

Selon lui, cette absence s’explique en grande partie par le fait que la musique traditionnelle demeure encore « un peu trop méconnue ».

« Quand on mentionne musique traditionnelle, les gens l’associent automatiquement à de la musique du Jour de l’An. Mais ce n’est pas ça du tout ! » déplore-t-il.

Il se réjouit d’ailleurs de voir de nouveaux visages débarquer au village chaque année. « Le bouche-à-oreille fait bien la job. On gagne de nouveaux adeptes d’année en année. »

C’est d’ailleurs la raison qui l’a poussé, il y a cinq ans, à mettre sur pied un tel festival. « Faire découvrir cette musique-là et permettre à ses artistes de se produire. »