Émile Schneider

Le Sheffordois Émile Schneider sera sous les projecteurs

Statuer sur une personnalité artistique à surveiller en 2019 n’a pas été une mince tâche. Plusieurs jeunes comédiens de la région démontrent des talents prometteurs et gagneront certainement en visibilité au cours des prochains mois. Si La Voix de l’Est a arrêté son choix sur Émile Schneider, c’est simplement parce que nombre de projets confirmés figurent déjà à son agenda.

Sur les planches, au cinéma et au petit écran, « il va en faire des choses, il va être partout », se réjouit sa mère, l’auteure, herboriste et poète Anny Schneider.

Le jeune Sheffordois d’origine s’est révélé dans le long métrage Là où Atilla passe, qui lui a valu une nomination dans la catégorie Meilleure interprétation, premier rôle masculin au Gala Québec Cinéma, mais retient davantage l’attention depuis le succès en festivals qu’a connu le film Embrasse-moi comme tu m’aimes, rôle pour lequel on lui a conféré le Prix Roy-Dupuis des Espoirs du cinéma québécois en 2017.

Mais jusqu’à maintenant, Émile Schneider s’est, il faut l’admettre, tenu loin des projets plus « grand public », mis à part un premier rôle dans l’émission jeunesse Le Chalet, de sorte qu’il reste peu connu de Monsieur et Madame Tout-le-Monde.

Les choses pourraient toutefois bien changer dès cette année puisqu’il prendra part à deux téléséries, dont la très attendue Les Invisibles, qui se déroulera dans une agence d’artistes sur les ondes de TVA dès le 7 janvier. Il y tiendra un rôle épisodique, mais un premier rôle tout de même, nous confirme son agence.

Il sera également de la distribution de Le Monstre, minisérie radio-canadienne — en collaboration avec Pixcom — adaptée du roman d’Ingrid Falaise et réalisée par Patrice Sauvé (Victor Lessard). Elle pourrait bien, dit-on, faire autant de bruit que Fugueuse, cette fois en abordant le thème difficile de la violence conjugale.

Un comédien versatile

On reverra également Émile Schneider à travers la lentille d’André Forcier, qui n’a pas hésité à refaire appel au jeune comédien qu’il avait dirigé dans Embrasse-moi comme tu m’aimes, aux côtés de Juliette Gosselin pour son prochain film, La beauté du monde.

S’il avait obtenu le rôle dans le premier en passant par le processus d’auditions, il a eu un passe-droit pour le second, admet le réalisateur. « Je savais qu’il était capable, il est très versatile, il sait s’adapter facilement à différents personnages », affirme-t-il.

« C’est un gars inventif, toujours en questionnement, qui essaie toujours de chercher la couche de plus pour pousser son personnage à un autre niveau, qui propose des trucs pour le faire. Un peu comme Roy Dupuis le fait », poursuit-il, élogieux.

« Sa carrière semble débuter sur les chapeaux de roues, et je pense qu’avec son talent, il va se démarquer et aller loin », dit-il encore.

On reverra par ailleurs le jeune acteur sur les planches du Théâtre Denise-Pelletier dans la peau de Neil Perry dans La société des poètes disparus, lui qui y avait renoué avec le théâtre l’an dernier dans L’Iliade.

Papa d’un petit garçon d’un an, Émile Schneider soufflera ses 30 bougies en 2019. Et s’il y a une chose que sa mère lui souhaite, c’est de « continuer à rayonner et de pouvoir démontrer tout son registre ».