Des effets visuels et pyrotechniques ont notamment été ajoutés afin d’améliorer l’expérience au #Partydu7.

Le #Partydu7 attire 1300 personnes

Près de 1300 spectateurs étaient rassemblés au stade Napoléon-Fontaine à l’occasion du #Partydu7, dimanche soir à Granby. Bien que le site aurait pu accueillir 700 personnes supplémentaires, l’organisateur Jean-Olivier Grégoire Fillion parle d’une franche réussite.

« Il y avait bien assez de gens. C’était fou ! », a commenté le coordonnateur à la vie communautaire.

« On avait 1300 personnes qui dansaient dans le stade un dimanche soir d’octobre, à 5 °C. C’était comme un nightclub ! C’est bien, considérant qu’à Granby, c’est impossible de sortir pour danser. Il n’y a pas d’ambiance nulle part pour les jeunes... »

Centré sur le rap québécois l’an dernier — avec le populaire groupe Dead Obies comme tête d’affiche —, l’événement avait alors attiré près de 1900 spectateurs.

Pour la mouture 2018, les gens de l’organisme Vie culturelle et communautaire de Granby n’ont pas misé sur des artistes très connus au Québec, mais plutôt sur une ambiance festive au sens large.

La foule présente a donc eu droit à un mélange de folk, de pop et d’électro. L’Australien Hein Cooper, le Montréalais Geoffroy et le Torontois Virginia to Vegas sont notamment montés sur scène.

« Ce sont des noms qui ne disent rien aux gens d’ici, mais qui sont beaucoup plus big que Dead Obies [à l’international]. [...] On avait un Australien qui fait des tournées partout à travers le monde et dont la chanson Rusty a été dans le haut des palmarès québécois pendant 48 semaines. Tout le monde la connaît, mais personne n’est capable de dire que c’est Hein Cooper qui la chante », a plaidé Jean-Olivier Grégoire Fillion.

La soirée a également été ponctuée par les performances des DJs Steve Watt, originaire de Granby, et de Tizi. Selon le principal organisateur de l’événement, la Montréalaise a d’ailleurs volé la vedette, trois fois plutôt qu’une.

« C’est vraiment une petite boule d’énergie. Elle est très drôle. Elle se plaçait dos aux spectateurs pour faire des (vidéos) Snapchat avec eux. Elle s’est même intéressée aux objectifs de l’événement, qui est organisé pour et par des jeunes. »

Le #Partydu7 visait spécifiquement la tranche des 25 à 30 ans.

Des effets visuels et pyrotechniques ont notamment été ajoutés afin d’améliorer l’expérience.

Bruit: « Ça vaut vraiment le coût »

Jean-Olivier Grégoire Fillion ne rapporte aucun débordement regrettable en cours de soirée, si ce n’est qu’une ou deux jeunes femmes ont subi des coupures au niveau des doigts.

Notons que quelques usagers du réseau social Facebook ont déploré le niveau de bruit créé par l’événement. Un seul citoyen s’est toutefois présenté sur place pour exprimer son mécontentement.

« C’était vraiment moins pire que l’an dernier ! [...] On a annoncé la date et la programmation cinq mois à l’avance. On a envoyé des lettres aux résidents du quartier trois semaines avant l’événement pour le rappeler », a souligné Jean-Olivier Grégoire Fillion.

« [Causer du bruit] une journée sur 365 pour animer un autre secteur de la ville, ça vaut vraiment le coût. Et là-dessus, je suis appuyé par les élus, les responsables des loisirs et même [la majorité des] citoyens. »

Composé de sommes publiques et privées, le budget global du #Partydu7 avoisinait les 60 000 $.