Miro lancera son premier album solo à en octobre prochain, mais il en donnera un bon aperçu aux Francos de Montréal le 21 juin prochain.

Le nouveau départ de Miro Belzil

Il y a un moment qu’on n’avait pas eu de nouvelles de Miro Belzil. Depuis la fin de son duo Blé, le jeune homme s’est retranché dans sa bulle créative à la recherche de son identité artistique. Il refait maintenant surface, bouillonnant et seul comme un grand, sous le prénom de Miro, tout simplement.

« J’ai passé la dernière année et demie dans ma chambre à faire des beats, à écrire des chansons et à me découvrir », lance-t-il avec candeur.

Ces derniers temps, Miro avait même mis en veilleuse sa présence sur les sacro-saints réseaux sociaux. « Sur Facebook, Instagram et YouTube, je n’ai rien posté depuis dix mois ! J’ai fait le mort ! Ç’a été un sevrage qui a fait beaucoup de bien. Mais j’y retourne avec joie pour présenter mes créations », dit-il, en convenant que pour percer dans l’industrie de la musique, le web est désormais essentiel.

Mais il n’y a pas que ça. La scène et les albums demeurent toujours de belles sources de découvertes... Alors Miro s’en servira.

Car de cette « retraite » a émergé un nouvel univers musical qu’il présentera sous forme d’album solo au cours de l’automne. « J’ai fait environ 40 chansons, pour en garder une dizaine. J’ai vraiment hâte que ça sorte. »

Coréalisé avec le producteur Pierre-Luc Rioux, l’album est presque achevé.

« Ce projet reflète un peu l’ambiance de la dernière année, cette remise en question par rapport à tout ce que j’ai vécu avec Blé, le clash entre le succès et la fin du duo », confie le Granbyen d’origine, en qualifiant cette nécessaire introspection de « côté non glorieux » de sa vie.

« Je recommençais à zéro et je me demandais, à 25 ans, ce que j’avais vraiment envie de faire. »

Miro insiste cependant : ce n’est pas un album triste pour autant. Oui, les mots peuvent être un peu lourds, mais la musique a ce côté pop et dansant qu’il apprécie tant. « Avec une saveur un peu hip-hop et jazzy. C’est le mélange de toutes mes influences musicales », explique-t-il, en nommant au passage FKJ, Loud et Les Louanges. « J’écoute beaucoup de rap francophone. C’est un style qui m’intéresse. »

Aux Francos

Ce recul qu’il s’est imposé pour mieux se connaître explique pourquoi son premier extrait s’intitulera En retard sur ma vie. La chanson sortira stratégiquement quelques jours avant le spectacle qu’il présentera aux Francos de Montréal, le 21 juin prochain.

Cette soirée n’aura rien d’ordinaire pour lui. Pour la première fois sur une grande scène, il devra montrer de quel bois se chauffe Miro, l’artiste solo.


«  Je recommençais à zéro et je me demandais, à 25 ans, ce que j’avais vraiment envie de faire.  »
Miro Belzil

Et bien franchement, il ne sait pas trop à quoi s’attendre. Qui viendra écouter sa nouvelle proposition ? « Il y aura sûrement les fans fidèles de l’époque de Blé. Et quelques curieux attirés par la musique... Sinon, je ne sais pas ! On est tous un peu vierges là-dedans, rigole-t-il. C’est encore embryonnaire comme projet, alors je vais en profiter pour tâter le terrain. »

Ce qu’il sait, toutefois, c’est que le 21 juin sera « challengeant ». « Ça s’en vient à grands pas. Il y a beaucoup de fébrilité autour de ce spectacle, mais c’est très positif. »

Sans tout dévoiler, disons que le jeune homme sera accompagné de Dj UnPier, reconnu pour « foutre le feu » à la fête. Il y aura donc assurément du hip-hop dans l’air. « J’ai envie que ce soit un party, je veux que ça bouge, que ça groove », dit-il.

Et parce qu’il trouve ça cool quand les autres le font, il offrira à la foule un bon aperçu de ses talents de multi-instrumentiste, lui qui a d’abord fait ses classes en musique classique, notamment au violoncelle. « Je vais en profiter pour montrer ça aux gens. »

Des invités-surprises viendront également partager quelques chansons avec lui.

Le début d’autre chose

Le passage aux Francos est donc un avant-goût de ce qui l’attend une fois que l’album sera lancé en octobre. « Ensuite, j’espère casser mes souliers et monter sur scène. Inévitablement, plusieurs spectacles seront à l’horaire, partout au Québec et certainement en Europe. J’aimerais aller faire mon tour là-bas. Ce serait incroyable. »

Et parce qu’il a toujours « des choses à raconter », il planche déjà sur un second album. « Je commence à faire de nouvelles maquettes pour un autre projet. J’entends déjà une différence de son dans mon matériel. Ma musique évolue constamment. »

S’il avait à décrire le nouveau Miro ? « Je dirais que c’est un jeune auteur-compositeur-interprète qui se cherche encore, qui débute dans le milieu, qui fait son premier pas en solo... Un gars moins naïf aussi, et plus en connaissance de cause. Mais avec une image de gamin toujours bien présente. Au plus profond de mon coeur, je reste encore un peu clownesque. Et on va toujours l’entendre dans ma musique. »