Catherine Dagenais avait charmé le public lors de son passage au Festival international de la chanson de Granby en 2016.

Le monde selon Catherine Dagenais

Vous vous souvenez de Catherine Dagenais ? En août 2016, sa voix et sa sensibilité avaient conquis bien des cœurs au Festival international de la chanson de Granby. Elle n’avait pas remporté la grande finale, mais s’était enrichie de nombreux prix. Tout cela la mène aujourd’hui à son premier « vrai » mini-album.

Intitulé Du sol à la tête, l’œuvre de cinq chansons pop aux sonorités folk sera disponible en format numérique ce vendredi et lancé officiellement à Montréal le 21 février.

Bien que son équipe le présente comme son premier opus, ce n’est pas tout à fait vrai. En 2015, la jeune femme avait présenté le EP Catherine Dagenais, qui contenait aussi cinq chansons.

« Celui-là avait été enregistré un peu au cégep, un peu dans une garde-robe... Et il était offert juste sur Bandcamp. En fait, c’était plus un démo », explique la douce Catherine, en ajoutant que Du Sol à la tête sera, lui, offert à grande échelle.

Son nouvel album proposera notamment la pièce Les pilotes de l’air, qui faisait partie du premier et qu’elle a transposée en vidéo l’automne dernier. « Au début, c’était une chanson guitare-voix, sans arrangement. Mais je sentais que je pouvais aller plus loin avec elle », dit-elle.

Selon l’auteure-compositrice-interprète, ce mini-album — qui compte aussi les pièces Échapper au hasard, Enterrée dans mes valises, Habiter ton désert et La barricade — aborde la distance physique et émotive par rapport à l’autre. « Ça parle de la complexité des relations en amour, en amitié et au sein de la famille. Ce que j’écris est toujours très imagé, très métaphorique. »

Mais moins qu’avant, précise-t-elle. « J’ai commencé à écrire à 15 ans. Au début, il y avait trop d’images. Je ne suis pas certaine que les gens me comprenaient ! Là, ça s’est raffiné. »

C’est d’ailleurs le mot qui s’impose pour décrire l’écriture de l’artiste, qui joue et rejoue avec les mots jusqu’à obtenir satisfaction. « Si je suis perfectionniste ? En musique, oui ! Je veux faire les choses comme il faut. J’aime comprendre le pourquoi des choses. »

C’est d’ailleurs pour cette raison qu’elle a préféré lancer un mini-album plutôt qu’une version longue.

« J’écris beaucoup, mais je voulais faire une entrée progressive par besoin de sécurité. Je voulais y aller plus tranquillement pour comprendre les rouages du milieu, étant donné que c’est moi qui produis l’album. C’était plus facile avec un EP. »

Un beau chemin
Depuis son passage à Granby, Catherine Dagenais n’a pas chômé, entre les séances en studio, les spectacles, les festivals, les concours et les stages d’écriture.

Le Festival de la chanson lui a notamment permis de prendre part à une semaine d’écriture à la Maison Félix-Leclerc — c’est là qu’est née sa chanson Enterrée dans mes valises —, puis dans un château de Belgique pour une résidence d’une semaine en compagnie de sept autres auteurs-compositeurs-interprètes de l’Europe.

« J’ai été invitée là-bas par des gens qui m’avaient vue à Granby. On était super bien encadrés et on enregistrait une chanson par jour ! La barricade sort de là », dit-elle.

Et un jour, sans doute que tous ses mots pondus aux quatre coins du monde s’aligneront sur un album complet. « Je ne sais pas encore quand. Quelques chansons seraient prêtes... Mais je viens de finir Du sol à la tête ; j’en sors à peine ! »