Angel Forrest a récemment lancé 1111 copies d’Electric Love, un album double et live regroupant ses pièces les plus marquantes.

Le meilleur d’Angel Forrest

En mars, cela fera 30 ans qu’Angel Forrest est devenue chanteuse, un peu par accident. C’était à Montréal, elle avait 21 ans et assistait à un « jam session » avec des amis. Après quelques verres de vin, elle a osé faire entendre sa voix...

Témoin de ce moment et impressionné par ce qu’il venait d’entendre, le musicien Rob MacDonald lui a offert de monter sur scène... le samedi suivant. « Je n’étais pas une chanteuse. Mais quand j’ai commencé à chanter, c’est comme si un animal s’était libéré. Quand j’ai rouvert les yeux, tout le monde me regardait. Le feeling de liberté que je ressentais. Ahhhh ! », relate la blueswoman avec son charmant accent.

Sans le savoir, elle venait de rencontrer son premier mari et d’amorcer une longue carrière en musique. Un 30e anniversaire qu’elle souligne par le lancement d’un album double à tirage limité, enregistré en direct à la fin de 2017. Electric Love, c’est le titre qu’elle a choisi et qui illustre ce qu’elle ressent quand elle se produit avec « ses boys » musiciens.

Et parce que le chiffre 11 a toujours eu une signification particulière dans sa vie, Electric Love est disponible en 1111 copies numérotées. Toutes en anglais, les 15 pièces qu’elle a choisies — qu’elles soient des reprises ou des chansons originales — marquent différentes étapes de sa carrière. De Bobby McGee à Piece of My Heart, en passant par Mother Tongue Blues, Angel Forrest s’adresse ici à ses admirateurs de la première heure.

« Notre force, c’est le live. Alors quand l’occasion s’est présentée de jouer au Centre des arts de Saint-Hyacinthe avec tout le groupe, on l’a saisie pour enregistrer l’album. Et le son est magnifique. »

Bien entourée
Quand elle parle de ce band qu’elle aime tant, elle fait référence au guitariste Ricky Paquette, au bassiste Alec McElcheran, au batteur/percussionniste Sly Coulombe et bien sûr à Denis Coulombe. Son époux, complice et partenaire d’affaires avec qui elle forme un « power duo », dit-elle. Après quelques années passées à Lac-Brome, le couple a maintenant établi ses quartiers à Granby.

« Je suis avec Denis depuis 17 ans. On est ensemble tout le temps... On veut les mêmes choses dans la vie, on écrit ensemble, on joue ensemble, on s’encourage mutuellement quand c’est plus difficile. Grâce à lui, je vis quelque chose de spécial », laisse entendre l’artiste.

Elle regarde d’ailleurs avec satisfaction le chemin parcouru depuis trois décennies.

« J’ai la chance de rencontrer des gens merveilleux. C’est un cadeau de faire ce que j’aime et de me promener aux quatre coins du monde. Au début, je chantais du blues dans les bars de la rue Saint-Denis ! Il faut que je me pince chaque matin », ajoute-t-elle directement du Costa Rica.

La fête continue
Celle qui a remporté, le mois dernier, le titre d’interprète féminine de l’année pour une cinquième fois consécutive aux Maple Blues Awards à Toronto n’a pas l’intention de s’asseoir sur ses acquis. La fête est loin d’être finie.

En mars, elle s’envolera vers l’Angleterre et l’Écosse pour une série de spectacles en formule trio. « Ça me stresse toujours un peu, mais c’est surtout excitant. On ne sait jamais comment les choses vont aller dans un nouveau pays, mais je suis rendue à un point où j’ai du plaisir à faire ce que je fais. C’est ce qui compte. »

Suivront les festivals d’été un peu partout et une rentrée en studio quelques mois plus tard pour enregistrer son prochain album. Le concept devrait être semblable à son opus Angels’11, paru en 2016 et sur lequel elle faisait appel à 11 amis guitaristes.

« Cette fois, j’en inviterai 11 autres ! », promet-elle.