Le Kronogyre transporte Boréart et les visiteurs dans un autre monde.

Le Kronogyre à Boréart: téléportation dans un monde imaginaire

Boréart n’est plus la même. La galerie d’art s’est complètement transformée pour accueillir une exposition excentrique, loin de celles qu’elle a l’habitude de recevoir. Trois artistes du collectif Kronogyre, qui s’attarde au style steampunk, présentent leurs pièces créées depuis cinq ans, dont quelques-unes ont été réalisées spécialement pour cette exposition.

Depuis cinq ans, Kronogyre s’intéresse au steampunk, un style faisant la part belle aux roues, engrenages, et autre vis sans fin rappelant la première révolution industrielle du charbon et de la vapeur.

Ce style est omniprésent dans leurs vidéos, leur musique et les événements auxquels les membres du groupe participent. En autant d’années, la création d’accessoires, de décors et de costumes a été prolifique et c’est l’essentiel de ce qu’on trouve à Boréart et dans le petit Boréart.

Marie-Ève Ruiz, Joane Leduc et Richard Bouffard présentent ainsi sculptures, costumes, toiles et créations infographiques, pour ne nommer que ceux-là.

« On a chacun fait une production dans le cadre de cette exposition, explique Mme Ruiz, mais on ajoute des éléments comme la maquette de la ville du Kronogyre qu’on a commencée pour un clip, mais qui n’est pas terminée même si elle se tient. On a profité de l’exposition du Kronogyre pour, en tant qu’artiste, individuellement, montrer ce qu’on fait. »

« J’ai fait une série de lampes, qui sont aussi des sculptures, poursuit dans la même lancée Mme Leduc. J’essaie de faire de plus en plus de l’art utilitaire parce que juste des sculptures, c’est difficile à vendre. Une lampe au moins ça sert à quelque chose en plus d’être agréable. J’ai fait des choses particulières qui sortent pour la première fois. »

Si Joane Leduc est artiste professionnelle, Marie-Ève Ruiz travaille au service à la clientèle d’un écocentre. Les créations que le trio réalise sont majoritairement faites de matériaux recyclés. L’écocentre est un endroit parfait pour dénicher les pièces manquantes à un projet.

Quant à Richard Bouffard, il est concepteur multimédia et s’amuse à tourner des vidéoclips et faire de la musique. Le premier vidéoclip s’intitulera Fractal océan et quelques éléments visuels sont exposés au petit Boréart. Des membres de Kronogyre, qui regroupe une vingtaine de collaborateurs, ont tourné des images dans l’ancien sous-marin de la Marine royale canadienne Onondaga pour le vidéoclip. Des costumes de l’équipage créés par le groupe font d’ailleurs partie de l’exposition.

Dans Fractal océan, « il y a un message écologique, mais on a pensé à un message qui est très dynamique, joyeux, souligne M. Bouffard. On a fait un traitement plus humoristique parce qu’on est plutôt mystérieux normalement. C’est sérieux, on est au last call, si on ne s’occupe pas de notre planète, on court à la catastrophe. »

Le Kronogyre expose jusqu’au 21 juillet.