Pour la première rencontre, Michèle Boyer donne rendez-vous aux croquistes aux abords du lac Boivin.

Le croquis urbain pour capter le plus beau de la ville

Un parc, une fontaine, une maison centenaire, une église, une scène de rue... Tout peut ravir l’oeil des amateurs de croquis urbain, qui pourront désormais saisir le plus beau de Granby en compagnie du nouveau groupe Croquis Granby. Gribouilleurs d’occasion et dessinateurs aguerris, à vos crayons !

L’idée n’est pas nouvelle. De nombreuses municipalités accueillent déjà des croquistes urbains, fait remarquer la fondatrice du regroupement granbyen, Michèle Boyer. L’idée était dans l’air à Granby, mais le projet tardait à voir le jour. Mme Boyer a alors décidé de s’y mettre.

« J’ai découvert le croquis urbain lors de la Journée du patrimoine de Granby en 2018, qui se déroulait dans le secteur de la rue Elgin. C’est la première fois que j’en faisais. J’ai fait “wow” ! »

Ce jour-là, Mme Boyer a dessiné deux maisons patrimoniales à main levée, dans une ambiance conviviale qui l’a complètement séduite.

Au point d’aller faire un tour à Sutton et à Montréal, où des croquistes se donnent régulièrement rendez-vous.

« Le croquis urbain, c’est tellement entraînant. Personne ne voit les choses de la même façon. Il y a plein de points de vue différents », ajoute-t-elle, en soulignant le plaisir d’être en groupe et de partager des trucs.

Et selon la dame, nul besoin d’avoir un talent particulier pour apprécier l’expérience. « La beauté, c’est qu’on n’a pas besoin d’être bon en dessin ; il faut juste croquer une image ou une scène sur le vif, comme un polaroïd. La rapidité permet de capter l’essentiel. »

L’activité est gratuite, ouverte à tous, sans inscription ni réservation. Suffit de se présenter au point de rendez-vous avec chaise pliante, papier, crayon de bois, fusain, aquarelle ou encre, selon ses préférences.

Plusieurs rendez-vous

Depuis que Michèle Boyer a annoncé la création de Croquis Granby, une quinzaine de personnes ont joint le groupe, qui s’affiche sur Facebook.

Sept rendez-vous sont déjà prévus jusqu’en mai 2020, à commencer par la première rencontre, le mercredi 2 octobre de 13 h à 16 h, au pied de l’hippopotame vert lime près de VéloGare.

Sur place, les participants auront le loisir de dessiner ce qui leur plaira aux alentours du site.

Consciente du grand potentiel que possède la ville de Granby en matière de points d’intérêt, Mme Boyer a déjà identifié plusieurs lieux de rendez-vous pour les autres mercredis : le gorille bleu du Palace, la girafe rouge de la place Johnson, le chameau turquoise du parc Miner, le lion orange de la bibliothèque municipale...

« Mais on va aussi faire des sorties hors calendrier, comme aller dans un cimetière pour l’Halloween. On pourrait également se voir le week-end de temps à autre. Et durant l’hiver, les rencontres auront lieu à l’intérieur d’édifices comme l’hôtel de ville et le centre sportif », indique Mme Boyer, qui peut compter sur sa complice Diane Coulombe pour voir à la bonne marche du groupe.