Normalement fort occupée sur le plan professionnel, Vanessa Borduas s’accordait rarement du temps pour s’abandonner à des élans créatifs, pour le pur plaisir de la chose. Le confinement imposé par la pandémie de la COVID-19 lui permet désormais de laisser libre cours à son imagination.
Normalement fort occupée sur le plan professionnel, Vanessa Borduas s’accordait rarement du temps pour s’abandonner à des élans créatifs, pour le pur plaisir de la chose. Le confinement imposé par la pandémie de la COVID-19 lui permet désormais de laisser libre cours à son imagination.

Le cocon créatif de Vanessa Borduas

Pour certains, le confinement rend fou. Dans le cas de Vanessa Borduas, cet intermède de solitude imposée a plutôt donné naissance à une douce folie créative. Ces jours-ci, l’artiste laisse libre cours à son imagination, qui emprunte des chemins insoupçonnés.

En isolement chez elle avec son amoureux, l’auteure-compositrice-interprète a d’abord eu du mal à s’acclimater au confinement, elle dont la tête est toujours en train de tourner autour de plusieurs projets.

« Les deux ou trois premiers jours, j’étais figée, c’est comme si je ne savais plus quoi faire », relate la femme derrière Productions Flèche, une agence artistique qui chapeaute sa carrière, mais également celle d’autres chanteurs et musiciens dont les spectacles prévus cet été ont malheureusement dû être annulés.

« Je me suis alors demandé sur quoi j’avais encore le contrôle, poursuit Vanessa. Et la réponse était simple, c’est la création. »

Normalement fort occupée avec la gestion de la carrière de ses protégés et ses propres projets professionnels, la Granbyenne s’accordait rarement du temps pour s’abandonner à des élans créatifs, pour le pur plaisir de la chose.

« Ces temps-ci, je l’ai le temps, et mon humeur est plus créative, reconnaît la principale intéressée. N’importe qui qui se sent isolé peut se laisser aller, ça fait du bien et ça permet de beaux moments de gratitude à la fin de la journée. »

Le tout lui a permis de joindre l’utile à l’agréable, parce que la chanteuse a déjà couché sur papier deux nouvelles offrandes, qui compensent pour une autre chanson qu’elle prévoyait lancer à la mi-mai, mais dont la production finale devra attendre.

Un roman à naître

D’autres chansons, plus embryonnaires, sont également en train de prendre forme dans son cocon créatif.

Certains de ces futurs titres sont d’ailleurs nés du cercle d’auteur mis sur pied par la chanteuse avec quatre de ses protégés de Productions Flèche afin d’entretenir leur motivation et leur créativité. « Je leur ai proposé tout bonnement de se rencontrer virtuellement, deux fois par semaine, pour se livrer à des jeux d’écriture », explique-t-elle.

Ce faisant, le quintette se donne rendez-vous le mercredi pour déterminer les modalités de l’exercice d’écriture dont le résultat devra être présenté à tous deux jours plus tard. Une nouvelle tradition qui a marqué son premier mois d’existence ce vendredi.

L’initiative a permis à la Granbyenne de dévoiler une autre facette de sa créativité, elle qui rédige des nouvelles littéraires pour le plaisir, pour elle-même.

« Lors d’une de ces rencontres, j’ai partagé une nouvelle que j’avais écrite pendant un exercice où on devait s’inspirer de toiles d’artistes, raconte Vanessa. Les autres m’ont suggéré de continuer, et tout bonnement, j’ai commencé à écrire un roman. J’en suis au troisième chapitre. »

Un podcast ce printemps

Entre-temps, Vanessa continue d’œuvrer à son projet créatif Portraits, qui consiste à écrire des chansons en se basant sur l’histoire de vie de cinq personnalités coups de cœur de la région.

Plutôt que de tenir les entrevues individuelles au Café de la Brûlerie, comme cela était initialement prévu, elle a recueilli les confidences de ses cinq candidats par visioconférence.

« C’est sûr que le résultat final va être teinté par ce qui se passe, confie-t-elle. Je m’apprête à effectuer les recherches pour compléter mon projet. »

Outre la chanson et la fiction, Vanessa travaille fort pour diffuser une série en baladodiffusion (podcast) en ligne, plus tard ce printemps. « C’est une idée que je caresse depuis longtemps, avant même le confinement, dit-elle. Comme artiste, le podcast est un médium que j’aime et qui me rejoint plus qu’un vlogue, où je dois parler à une caméra. »

Baptisé Inspire, ce projet vise à faire ressortir les initiatives positives qui rayonnent en ces temps incertains. « Ça me ressemble, parce que j’accorde beaucoup d’importance au bien-être, indique l’artiste. En ce moment, on le voit chez plein de gens qui font de belles choses. Ce que je remarque, c’est qu’on réfléchit moins longtemps avant de passer à l’action. On plonge. Et ça donne du beau. »

Le plan de diffusion reste à déterminer, mais déjà, un premier épisode a été enregistré. Celui-ci pourrait être diffusé plus tôt que tard, laisse entendre son instigatrice...