L’Atelier 19 expose 300 œuvres réalisées dans le cadre de ses programmes destinés à la jeunesse.

L’Atelier 19 met les jeunes en scène

L’Atelier 19 braque les projecteurs sur son savoir-faire à l’occasion de son 18e anniversaire. Pour une toute première fois depuis sa fondation en 2001, l’organisme présente une exposition annuelle afin de mettre en lumière la créativité des jeunes qui collaborent à ses différents programmes. Les amateurs d’art auront l’occasion d’avoir un aperçu des projets de l’organisme jusqu’à 28 avril au centre culturel France-Arbour.

Après avoir réalisé des œuvres collectives dans différents espaces publics, l’Atelier 19 souhaite faire rayonner les créations des jeunes qui participent à ses programmes.

Utilisant différents médias, près de 300 œuvres d’art, créées autant par des jeunes du primaire, du secondaire que de jeunes adultes en réinsertion professionnelle, seront exposées.

De la poterie à la mosaïque, différents types d’art sont représentés. « C’est une bonne façon pour le grand public d’avoir un aperçu de ce que nous faisons à l’Atelier 19, souligne la directrice générale de l’organisme, Francine Charland. La majorité de nos projets sont représentés dans cette exposition. »

S’épanouir

La mission première de l’Atelier 19 est de permettre aux jeunes de s’épanouir par l’art. Certains programmes permettent à des enfants du primaire en classe d’adaptation d’apprendre à s’exprimer via différents médiums artistiques. L’organisme a également développé des projets destinés aux adolescents et jeunes adultes du Carrefour jeunesse Emploi.

« Les jeunes apprennent, reçoivent, mais apprennent aussi à donner et à transmettre en s’impliquant dans leur communauté », rappelle Mme Charland.

Pour Wanda Mitchell, l’Atelier 19 a carrément donné une nouvelle impulsion à sa vie. Après avoir dû composer avec une dépression il y a quelques années, Wanda Mitchell a joint l’Atelier 19 il y a deux mois et s’y sent comme un poisson dans l’eau. « J’ai toujours su que l’art était très important pour moi, mais au-delà de ça, j’ai pu expérimenter d’autres médias comme la mosaïque. L’art c’est bénéfique parce que ça aide à s’exprimer. Il y a des gens qui parlent très peu lorsqu’ils arrivent ici et apprennent tranquillement à s’ouvrir. Moi, je me sens à l’aise de parler aux bénévoles de l’Atelier lorsque j’ai une mauvaise journée », a souligné la jeune artiste dans un vibrant témoignage livré durant le vernissage.

Attirer les entreprises

« Si nous avons pu survivre depuis 18 ans, c’est que nous sommes aussi des entrepreneurs », souligne Francine Charland.

Comme ses collègues, la directrice générale de l’organisme a dû faire preuve d’ingéniosité pour assurer le financement de l’organisation au fil des ans. L’Atelier 19 entend continuer son initiative de banc mosaïque vendu à des entreprises. Ces bancs sont réalisés chaque mardi pendant l’été et permettent à des dizaines de jeunes d’avoir un premier contact avec ce médium. Quatre de ces bancs et une quarantaine de ces mosaïques font d’ailleurs partie de l’exposition.

Francine Charland aimerait désormais développer des partenariats avec des entreprises de la région sur un format semblable à la relation que l’organisme entretient avec la Caisse Desjardins qui accueille une nouvelle œuvre chaque année.

Mme Charland espère que l’exposition servira de vitrine en ce sens.

L’Atelier 19, qui a été soutenu par la Ville de Granby depuis plusieurs années, pourra développer davantage ses projets grâce à la participation financière des deux autres paliers de gouvernement.

Francine Charland se réjouissait de l’obtention d’une subvention de 24 000 $ accordée dans les derniers jours par le ministère de la Culture. « C’est un projet qui va se réaliser aux HLM Carré Joyeux [rue Saint-Jacques] où nous allons intervenir avec des ateliers d’art pendant un an », ajoute-t-elle.

L’Atelier 19 profitera également d’un programme fédéral afin de proposer des emplois à des finissants du cégep ou de l’université en art, qui apporteront leur aide cet été.