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«Il est temps de mettre fin, sans équivoque, au montage d’extraits de musique anglophone», a affirmé la directrice générale de l’ADISQ, Solange Drouin en vidéoconférence.
«Il est temps de mettre fin, sans équivoque, au montage d’extraits de musique anglophone», a affirmé la directrice générale de l’ADISQ, Solange Drouin en vidéoconférence.

L’ADISQ veut favoriser le contenu francophone à la radio commerciale

Jessica Beauplat
La Presse Canadienne
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L’ADISQ a déposé cette semaine un mémoire auprès du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) pour favoriser la musique francophone et veiller au respect des quotas.

Tout d’abord, «il est temps de mettre fin, sans équivoque, au montage d’extraits de musique anglophone», a affirmé la directrice générale de l’ADISQ, Solange Drouin en vidéoconférence.

«Cette voie de contournement par excellence» est utilisée pour coller des extraits de chansons en anglais afin de les jouer comme une seule pièce musicale au lieu de plusieurs.

Ce qui défavorise la musique francophone malgré les quotas imposés aux stations de radio, s’indignent les acteurs de l’industrie.

L’ADISQ a étudié les chansons diffusées par des stations francophones autant indépendantes que provenant de grands groupes comme Bell Média (Rouge FM, Énergie) et Cogeco (CKOI, Rythme FM).

Constat: la proportion de musique en français diffusée aux heures de grande écoute oscille entre 36 % et 47 % alors que les stations commerciales devraient en faire jouer au moins 55 %.

La directrice des affaires institutionnelles et de la recherche à l’ADISQ, Marie-Julie Desrochers, demande que le CRTC améliore non seulement son processus de vérification, mais qu’il augmente aussi la fréquence des vérifications pour s’assurer du respect des quotas.

«En ce moment, il y a à peu près une semaine de radiodiffusion sur sept ans qui fait l’objet de vérifications par le Conseil, c’est très peu», a-t-elle précisé durant l’allocution.

Mme Desrochers a également indiqué le besoin d’élargir les heures de grande écoute de 6 h à 20 h, la semaine, au lieu de 6 h à 18 h «pour se coller aux heures de grande écoute réelle».

Le professeur et directeur du Département de musique de l’UQAM, Danick Trottier, juge les revendications de l’ADISQ tout à fait légitimes.

«On se retrouve avec des radios aujourd’hui où la chanson anglophone domine de façon générale et surtout domine durant les heures de grande écoute. C’est-à-dire, les heures où les gens se déplacent en voiture, pour aller au travail par exemple», explique le musicologue.

«Il y a même certaines radios qui vont relayer tout le contenu francophone en soirée alors que ce n’est pas le pic en radio», ajoute celui qui s’intéresse particulièrement à la chanson populaire et à la musique francophone.

Cette réalité est mise en lumière dans le rapport de l’ADISQ qui dénonce que la majorité des chansons francophones sont diffusées le soir et la nuit, au moment où les auditeurs se font moins nombreux.

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Cet article a été produit avec l’aide financière des Bourses de Facebook et La Presse Canadienne pour les nouvelles.