Une partie de l’équipe derrière Le Peintre des madones : le dramaturge Michel Marc Bouchard, Pierre Antoine Lafon Simard, de la Scène nationale du son, et les acteurs Émilie Bibeau et Yves Jacques.
Une partie de l’équipe derrière Le Peintre des madones : le dramaturge Michel Marc Bouchard, Pierre Antoine Lafon Simard, de la Scène nationale du son, et les acteurs Émilie Bibeau et Yves Jacques.

La première saison de la Scène nationale du son déclinée en sept balados

Mario Boulianne
Mario Boulianne
Le Droit
La Scène nationale du son (SNS) lance sa toute première saison.

Étroitement associée à La Fabrique culturelle de Télé-Québec et propulsée par Transistor, la SNS présentera sept oeuvres sonores originales mettant de l’avant les voix des créateurs d’ici. Ces balados théatraux sont offerts gratuitement et, selon les initiateurs du projet, ils sont très loin des simples captations sonores et de la nostalgie des radio-théâtres.

 « Nous avons voulu rassembler les plus grandes expertises musicales et théâtrales, expliquait au Droit Pierre Antoine Lafon Simard, codirecteur artistique et réalisateur. La SNS devient ainsi un outil de démocratisation de la culture en plus d’offrir une nouvelle forme d’expression aux artistes. » 

Ce tout nouvel espace de diffusion au service de la fiction audionumérique veut offrir le meilleur de la dramaturgie contemporaine. Créée en étroite collaboration avec de grandes institutions théâtrales de la francophonie canadienne, chacune des productions de la programmation 2020-2021 sera divisée en courts épisodes d’environ vingt minutes présentés hebdomadairement. Dès leur diffusion, ceux-ci seront disponibles en tout temps, constituant un catalogue de balados-feuilletons prêts à être consommés en morceaux ou en rafale.

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« Nous avons voulu rassembler les plus grandes expertises musicales et théâtrales. »
Pierre Antoine Lafon Simard, codirecteur artistique et réalisateur

Sept balados, sept mois

Chaque mois, une œuvre prendra l’affiche de la SNS. 

En septembre, c’est Le Peintre des Madones, de Michel Marc Bouchard, qui est disponible. Coproduite avec le Théâtre du Nouveau Monde, cette pièce est prête à l’écoute alors que deux épisodes sont déjà en ligne. La musique originale de cette production est l’œuvre de Klô Pelgag.

En octobre, c’est Pour en finir avec octobre, de Brigitte Haentjens et Sébastien Ricard, qui sera en vedette. Le premier épisode de cette œuvre coproduite par Le Regroupement des citoyens du Moulin à paroles, Sibylilines, Le Diamant et Québec en toutes lettres sera disponible dès le 16 octobre. La musique originale est de Bernard Falaise.

En novembre, La Queens de Jean Marc Dalpé prend l’affiche. Sur une musique originale de Larsen Lupin, cette pièce est une coproduction avec le Théâtre français du Centre national des Arts.

Pour réussir un poulet, de Fabien Cloutier, sera la pièce en vedette au mois de décembre. Sur une musique originaire de Valaire, elle est coproduite avec La Manufacture.

En 2021, la SNS revient dès le mois de mars avec Lettres à Grand-Mom de Antoine Charbonneau-Demers, sur une musique originale de Mykalle Bielinski.

En avril, Okinum de Émilie Monet, coproduite avec les Productions Onishka et le Théâtre autochtone du Centre national des Arts, sera en ligne. La conception sonore et musicale de cette pièce est l’affaire de Jackie Gallant.

Enfin, en mai, Mani Soleymanlou offrira Probablement Onze en coproduction avec Orange Noyée.

En plus de les retrouver sur le site officiel de la plateforme de La Scène nationale du Son, les épisodes de la SNS seront téléversés sur plusieurs applications de baladodiffusion [Spotify, Apple et Google Podcasts] ainsi que dans l’espace partenaire du site de La Fabrique culturelle de Télé-Québec.

Julien Morissette et Pierre Antoine Lafon Simard, codirecteurs artistiques de la Scène nationale du son, lancent leur première saison de balados théâtraux.

Des partenaires

Le déploiement de cet espace radiophonique n’aurait pas été possible sans l’appui de partenaires dont La Fabrique culturelle de Télé-Québec, du Conseil des arts et des lettres du Québec et de la Ville de Gatineau, confiaient les deux codirecteurs artistiques de la SNS, Pierre Antoine Lafon Simard et Julien Morissette, lors d’une entrevue accordée au Droit en juillet dernier.

«Au fil de mois, nous verrons bien si nous pouvons intéresser encore plus de partenaires financiers afin d'assurer la pérennité du projet, ajoute M. Lafon Simard. Il serait bon d'avoir une récurrence, comme la plupart des compagnies de théâtre.»

Parmi les partenaires actuels, La Fabrique culturelle est un allié de diffusion très important pour la SNS.

« La Fabrique culturelle réfléchissait depuis longtemps à la meilleure façon de faire rayonner les arts vivants grâce au numérique. C’est pourquoi nous sommes très fiers de présenter ce projet ambitieux et innovant qui se distingue nettement de l’offre existante, affirmait par voie de communiqué de presse Sophie Dufort, directrice générale des médias numériques et des régions. Nous saluons la créativité de tous les artistes et artisans qui ont contribué à son éclosion, autant du côté de notre partenaire de longue date Transistor que de celui des institutions théâtrales. »

Quant au Conseil des arts et des lettres du Québec, il soutient financièrement le projet de la SNS.
« Cette initiative porteuse pour le milieu théâtral québécois est financée par la mesure Exploration et déploiement numérique du Conseil des arts. Ce projet illustre bien comment les outils numériques peuvent être mis au service des arts de la scène », affirme Anne-Marie Jean, présidente-directrice générale du Conseil des arts et des lettres du Québec sur le même communiqué.

Enfin, le maire de la Ville de Gatineau — qui également un partenaire financier important — n’est pas sans souligner le rayonnement de la Ville par l’entremise de la SNS.
« En plus de faire rayonner Gatineau auprès de certains des plus grands noms du théâtre québécois, la Scène nationale du son nous positionnera comme ville du son et de l’innovation créative numérique, de dire Maxime Pedneaud-Jobin. Avec des productions réalisées depuis le siège social de Transistor, ici même, à Gatineau, elle mettra de l’avant les artistes et artisans de chez nous en offrant des moyens de production et de diffusion aux créateurs de la région, ce qui contribuera à la rétention des artistes à Gatineau. »