Le pianiste-compositeur Roman Zavada présentera une « esquisse » de son nouveau projet Résilience aux gens de la région.

La nouvelle aventure de Roman Zavada

Dans sa maison-studio de Sainte-Christine, le pianiste-compositeur Roman Zavada se prépare pour une nouvelle épopée musicale. Le créateur de l’impressionnant spectacle immersif Résonances boréales offrira bientôt Résilience qui, dit-il, n’aura rien à envier au précédent.

« Je crée chez moi, dans la nature. J’aime être loin de la civilisation pour le faire. Certains ont besoin de vie pour s’inspirer, mais la vraie vie est aussi dans la nature. Le décor change au fil des saisons. C’est tellement beau », dit-il.

Quoique l’artiste peut aisément puiser l’inspiration à travers sa propre personne. Tous les jours, il touche au piano. « C’est un moyen d’expression pour moi. Je me lâche lousse et j’improvise. Je laisse beaucoup les choses aller, et ce, depuis que je suis tout petit. »

Il faut savoir que Roman Zavada compose depuis l’âge de quatre ans... En fouillant dans des boîtes, il a d’ailleurs mis la main sur de vieilles cassettes enregistrées par ses parents alors qu’il pianotait. Il devait avoir six ou sept ans. Il a perçu dans cette trouvaille le début de quelque chose.

« En réécoutant ça, j’ai vu qu’il y avait des choses intéressantes que je pouvais reprendre. Je me sers des cassettes et je recrée une pièce en simultané sur la pièce que je jouais il y a une trentaine d’années. Ce sont des petits clins d’œil à cette époque. En fait, j’allie le passé et le présent pour donner quelque chose de beau. »

Il n’y aura pas que ça, mais l’artiste s’amuse à intégrer un peu de ce concept à ses nouvelles compositions.

À travers Résilience, Roman Zavada affirme vouloir « remettre les pendules à l’heure ».

« J’ai toujours été là et le piano a toujours été hyper important pour moi, mais sans être très médiatisé. J’étais toujours à l’ombre de mes propres projets, même avec Résonances boréales. Maintenant, j’ai envie de remettre l’importance sur la musique dans laquelle je baigne depuis toujours. Ça part de loin tout ça ! » lance-t-il, en précisant que l’aspect visuel sera quand même bien présent dans le spectacle Résilience, qui accompagnera le lancement de l’album, à l’automne.

Plus loin que Résonances boréales

Si la version plus modeste de Résonances boréales, présentée en salle, tire donc à sa fin, l’autre variante avec son dôme et ses projections à 360 degrés continue de séduire le public.

Après l’avoir présentée en vitrine au Japon en décembre dernier, Roman Zavada l’offrira aux États-Unis et en Corée du Sud au cours des prochains mois. « Le volet numérique de Résonances boréales m’ouvre beaucoup de portes, dans les planétariums et les festivals de films par exemple », explique le musicien.

On comprend donc qu’un peu de ce matériel se fondra à l’intérieur de la scénographie et de la trame musicale de Résilience. « On va aller encore plus loin. Ce sera aussi impressionnant. Surtout que je peux compter sur un nouveau concept et une nouvelle équipe. »

Bien qu’embryonnaire, le concept se dessine. Il y aura encore des projections, des tableaux variés, beaucoup de lumière, de la transparence...

« Esquisse » à Bromont

Avant d’en arriver là, Roman Zavada souhaite tester son nouveau matériel musical devant public. Ce rendez-vous intime se tiendra au Centre culturel St-John de Bromont, où il présentera une « esquisse de ce qui s’en vient ». « Je casse la glace à Bromont. Personne n’a encore entendu ces nouvelles pièces. Ce sera uniquement musical, comme un retour aux sources. Comme si j’invitais les gens dans mon salon. »

Spontané, le pianiste affirme qu’à travers sa musique, ce sont ses émotions et son cœur qui parlent. « Il y a beaucoup d’espoir dans mes nouvelles pièces. La pièce-titre Résilience va faire du bien aux gens... »

C’est un peu pour cela qu’il a choisi d’intituler ainsi son nouveau projet. Parce qu’une nouvelle réalité musicale prend forme dans l’univers inclassable de Roman Zavada.