C’est à l’École nationale de la chanson que Cayenne a façonné son «rock éclectique», comme elle se plaît à l’appeler.
C’est à l’École nationale de la chanson que Cayenne a façonné son «rock éclectique», comme elle se plaît à l’appeler.

La musique épicée de Cayenne

Marie-Ève Lambert
Marie-Ève Lambert
La Voix de l'Est
Stéphanie Bouchard-Tremblay aime manger épicé. Elle aime aussi mettre du piquant dans sa vie et la vie des autres. Comme un et un font deux, elle a adopté Cayenne comme nom d’artiste il y a environ trois ans, lorsqu’elle s’est lancée dans son projet solo après avoir roulé sa bosse dans un band pendant plus de cinq ans.

«J’ai toujours baigné dans le gros rock, quasiment le métal», raconte l’ancienne membre de Dalhousie Group, d’entrée de jeu, quand on lui demande comment la musique est arrivée dans sa vie. Mais il y a trois ans, j’ai redécouvert la musique québécoise, les grands classiques comme ce qui se faisait de nouveau, et j’ai du coup redécouvert le plaisir d’écrire des chansons en français.»

Pour peaufiner son projet, la jeune femme originaire de la Côte-Nord s’est inscrite à l’École nationale de la chanson. «J’ai vécu mon année là comme une grande résidence artistique», en garde-t-elle comme souvenir.

C’est là qu’elle a façonné son «rock éclectique», comme elle se plaît à l’appeler. «Beaucoup teinté de musique américaine, du blues au country en passant par le jazz manouche, mais toujours avec une solide touche de guitare électrique.»

C’est là aussi qu’elle a, de son propre aveu, beaucoup travaillé son jeu de guitare. «Et j’aimerais que les gens le remarquent», admet-elle.

«Brasser de la marde»

Cayenne souhaite également marquer le public avec son langage coloré et sa personnalité extravagante. «Sur scène, du moins, car dans la vie je suis de nature très calme. Mais la scène me fait vibrer. C’est comme si je devenais superpuissante tout d’un coup.»

Il faut la croire puisqu’en chanson, l’auteure-compositrice-interprète ne mâche pas ses mots. «J’aime ça, brasser de la marde avec les thèmes que j’aborde», lance-t-elle sans gêne en ne cachant pas son côté féministe engagé.

Installée depuis 2018 à Cowansville, «parce que je suis tombée en amour avec votre région», Cayenne en est à son premier concours «de cette envergure» avec le Festival de la chanson de Granby.

L’an dernier, elle avait remporté Sur la bonne voix, un concours de chant initié par l’organisme Sur la scène Davignon.

Enseignante depuis plusieurs années, la jeune femme de 31 ans ne se dit pas malheureuse dans son travail. «Mais c’est évident que si ça part pour moi avec la musique, c’est la direction que je vais choisir.»

Elle sera de la quatrième soirée de demi-finales, vendredi.