Yolande Brouillard, Lynda Bruce, Ako Millette, Kylie Sandford et Jacques Lajeunesse (absent sur la photo) exposent au Musée Bruck sur le thème de la lumière.

La lumière en vedette dans une nouvelle expo au Musée Bruck

La lumière, en cette saison grise et pluvieuse, est plus que bienvenue. La nouvelle exposition présentée au Musée Bruck de Cowansville répond bien à ce besoin d’illuminer le regard. Quatre artistes peintres et le poète Ako Millette exposent conjointement.

M. Millette et les peintres Yolande Brouillard, la conjointe du poète, Kylie Sandford et Lynda Bruce étaient au vernissage de Lumières, le thème et titre donné à cette exposition. Seul Jacques Lajeunesse était absent.

Chacun a utilisé la thématique imposée à sa façon. « Je travaille toujours la lumière par le fond, explique Mme Brouillard. Je travaille par couches superposées. Je mets de la peinture, j’en enlève et il y a toujours quelque chose du fond qui réapparaît. Ce n’est pas de la lumière que j’ajoute par-dessus. Je dois faire très attention à mes ombres. »

L’eau est omniprésente dans les œuvres de Mme Brouillard. Sa technique lui permet d’aller chercher une certaine transparence. « J’aime plus travailler l’atmosphère que le rendu parfait. »

Son conjoint Aki Millette propose quant à lui quatre poèmes qui résultent de plusieurs heures de labeur. « J’ai essayé de représenter ce qu’est la lumière dans nos vies. J’écris tout ce qui me passe par la tête. Une fois que j’ai tout écrit, j’élague et je tourne ça en poésie. Ça ne vient pas tout de suite sous forme de poèmes. La deuxième étape, une fois que le poème est écrit, c’est de déterminer comment le présenter. J’essaie de demeurer dans le thème et de trouver des façons originales. »

Deux de ses poèmes sont imprimés sur des parchemins tendus entre deux morceaux de bois. Un troisième est imprimé sur un cylindre blanc percé de trous laissant passer de la lumière. Le dernier prend la forme d’une sculpture.

Le poète a l’habitude de travailler de concert avec les arts visuels. À chaque exposition lancée par sa conjointe, il crée un poème. Puis, cet été, le couple a présenté La multitude de nos silences, une conversation entre tableaux et poésie.

La lumière en nature

Kylie Sandford s’intéresse quant à elle à la lumière qui jaillit de la nature et se base sur ses photographies pour peindre. Un grand format représente d’ailleurs très bien les éclats de lumière sur la neige en forêt.

« Je marche en forêt et je prends des photos. Ces images-là, souligne-t-elle alors qu’elle montre de plus petits formats, montrent de drôles de reflets, mais c’est en fait le pare-brise. La façon dont je rejoins le thème, c’est que la vie est vraiment chaotique, très occupée. Quand j’entre en nature, c’est là où je peux me calmer, où je me sens bien, où je me recentre. C’est souvent à cause de la lumière, les ombrages. »

Elle utilise la technique traditionnelle de la peinture à l’huile, en superposant des couches de couleurs transparentes, ce qui permet de voir la lumière par le fonds de la toile.

Dans une autre pièce du Musée Bruck sont exposés les tableaux de Lynda Bruce et de Jacques Lajeunesse. « Mon sujet est la rivière, indique Mme Bruce. Ça fait six ans que j’explore la rivière en canot avec une amie à travers les saisons et les moments de la journée. J’ai une série de tableaux qui sortent de ça et, l’eau, c’est comme la lumière. Il y a une transparence et une fluidité. »

L’exposition Lumières est présentée jusqu’au 21 décembre.