<em>La Guerre des tuques</em> met en vedette Sabrianne Binette, Anthony Bouchard, Charles Breton, Pema Edelmann, Alexis Gagné, Félix Guindon, Jade Lacroix, Isaac Larocque, Laurence Normandin, Florence-Élisabeth Poirier, Margot Poirier, Charles Thérien et Gabriel Vincent, sous la direction de Geneviève Couturier et Anne-Sophie Bergeron.

La Guerre des tuques, comme si vous y étiez

« La guerre, la guerre, c’est pas une raison pour se faire mal. » Promis, juré, la célèbre citation de Ti-Guy-la-lune sera joliment déclamée cette semaine, lorsque les comédiens de la troupe Mont-Théâtre fouleront les planches pour présenter leur version théâtrale de La Guerre des tuques.

Il fallait de l’audace et beaucoup d’imagination pour choisir de transposer ce grand classique du cinéma en pièce de théâtre. À plus forte raison quand l’histoire originale se déroule presque exclusivement à l’extérieur et qu’il faut la reproduire en salle.

Rien toutefois pour freiner l’ardeur de Geneviève Couturier et Anne-Sophie Bergeron, les deux enseignantes responsables de cette activité parascolaire au Collège Mont-Sacré-Coeur à Granby.

« C’est une œuvre que je voulais faire depuis longtemps. L’an dernier, on avait monté La Société des poètes disparus. Cette fois, c’est plus enfantin, plus merveilleux et plus québécois. La Guerre des tuques est un film culte, un monument de la culture québécoise », laisse entendre Mme Couturier, qui partage l’adaptation et la mise en scène avec sa collègue.

En fait, précise Geneviève Couturier, il s’agit d’une mouture assez fidèle de la version cinématographique de 1984. « On l’a un peu actualisée sur le plan de l’écriture, car le rythme narratif était plus lent en 1984. Mais les répliques restent ! »

Défis techniques

Treize comédiens âgés de 14 à 17 ans - choisis par auditions - partageront la scène pour faire revivre cette bataille épique entre deux groupes d’enfants dont le but ultime est la prise d’un château de neige. Six figurants se joindront à eux, de même qu’une équipe technique composée aussi d’élèves.

Tout ce beau monde travaille à la pièce depuis la rentrée de septembre, à raison de trois fois par semaine. « Ils sont prêts », fait remarquer Mme Couturier.

Et ce, même si les casse-têtes étaient nombreux, à commencer par le fameux fort de neige, qu’il fallait imaginer dans une version « intérieure » prête à être construite, démolie, puis reconstruite sur place. Grâce à un ingénieux système de roues, d’échafaudage et de boîtes de carton, l’équipe a réussi à faire un petit miracle. « Le décor est assez époustouflant », assure la dame.

Et les balles de neige, intrinsèquement liées à ce récit d’hiver ? « Les batailles se déroulent avec des balles jouets. Et ça donne lieu à de véritables chorégraphies ! »

Bref, tout l’aspect matériel de la pièce posait un certain défi. Imaginez un peu les comédiens en pleine action, emmitouflés dans des habits de neige...

Pourtant, le plaisir de jouer compense ces petits inconvénients. Quand on est ados, personnifier des petits guerriers de 11 ans peut être drôlement libérateur. « Ça leur fait du bien. Et puis, à leur âge, ce n’est pas si loin d’eux. »

On vous gardait le meilleur pour la fin : même la chienne Cléo fait partie de la distribution. Une enseignante de l’école prête son fidèle bouvier bernois Whisky pour tenir le rôle, chose qu’il fait très bien. Paraît que le pouvoir du bacon est sans limites pour inspirer le membre canin de la distribution.

Nostalgie

Si l’on se fie à Geneviève Couturier, le public peut s’attendre à un spectacle empreint de magie et de nostalgie. « Les gens vont replonger dans leurs souvenirs de jeunesse. C’est un prélude aux vacances, un retour en enfance, quand notre seule préoccupation était de jouer avec nos amis. »

Et présentée ainsi juste avant la semaine de relâche, peut-être donnera-t-elle envie aux jeunes d’aller jouer dehors, comme dans « le bon vieux temps »...

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Les représentations de La Guerre des tuques se tiendront le vendredi 21 février et le samedi 22 février à 19 h à la salle Géard-Savaria du Collège Mont-Sacré-Coeur. Des billets seront disponibles à la porte au coût de 15 $ ou 10 $ selon l’âge.