Fernande Bolduc a eu droit à un visionnement privé du long-métrage.

La fille de La Bolduc touchée par le film sur sa mère

La journée de mardi a été forte en émotions pour Fernande Bolduc. Pour la première fois, elle voyait la vie de sa célèbre mère portée au grand écran.

Avant la sortie en salle de La Bolduc, prévue ce vendredi, Les Films Séville avaient eu l’idée d’organiser une projection privée pour la cadette de Mary Travers, la seule de ses enfants toujours vivante. C’est donc confortablement installée dans une salle de l’hôpital de Granby, où elle réside en permanence, que Fernande Bolduc a pu voir le film avant le grand public.

Elle n’était pas seule, cependant. Une soixantaine de résidents et de proches étaient avec elle pour partager ce grand moment.

« J’ai beaucoup aimé. Ça ressemblait à maman et à ma vie de famille. J’ai trouvé que c’était parfait », a confié la dame de 93 ans, au lendemain du visionnement.

On sait que Fernande Bolduc est une véritable encyclopédie vivante au sujet de sa mère. Quand La Voix de l’Est l’avait rencontrée pour la première fois, en 2016, ses souvenirs étaient toujours foisonnants et intacts. Elle connaissait également les paroles de toutes les chansons de La Bolduc par cœur.

Elle ne s’est donc pas gênée, mardi, pour fredonner les airs qui parsèment le film. « Je chantais avec elle. Voir la vie de sa mère défiler, c’est quelque chose. Ça m’a beaucoup touchée... C’est normal. Mais faites-moi pas pleurer, là ! »

Au sujet de l’actrice Debbie Lynch-White, qui incarne Mary Travers, la nonagénaire n’a que de bons mots. « Elle ressemble à maman sur divers points, entre autres, quand elle joue de la musique à bouche. »

De bons mots
Au sujet de l’actrice Debbie Lynch-White, qui incarne Mary Travers, la nonagénaire n’a que de bons mots. « Elle ressemble à maman sur divers points, entre autres, quand elle joue de la musique à bouche. »


«  Je chantais avec elle. Voir la vie de sa mère défiler, c’est quelque chose. Ça m’a beaucoup touchée  »
Fernande Bolduc

Son père, Édouard Bolduc (interprété par Émile Proulx-Cloutier), ne lui est pas apparu fidèle à ses souvenirs, toutefois. « Papa n’a jamais porté de moustache ! Et pour son caractère, ce n’était pas la même chose », glisse-t-elle, sans s’en offusquer outre mesure.

Et même s’il n’est pas question d’elle dans le récit biographique — on l’aperçoit brièvement dans quelques scènes familiales —, Fernande Bolduc ne s’en formalise pas non plus.

L’important pour elle, c’est qu’on raconte le parcours exceptionnel de cette Gaspésienne pas comme les autres, et surtout de cette mère à qui elle voue une véritable adoration.

Quant au titre du film, qui va à l’encontre de sa volonté et de celle de sa mère, qui insistait pour qu’on l’appelle Mme Édouard Bolduc et non La Bolduc, la Granbyenne d’adoption semble aujourd’hui avoir mis ce détail de côté.

Une fois l’énervement et l’émotion passés, elle n’a maintenant qu’une envie : revoir le film une autre fois « pour le regarder comme il faut »...