Louise Lachapelle devant son nouvel atelier-galerie de la rue Shefford, qu’elle a baptisé, fort à propos, La Chapelle.

La Chapelle : un rêve, une galerie

Au fond de l’allée, en retrait de la rue Shefford, la maisonnette blanche apparaît, toute mignonne, au milieu des grands arbres.

La silhouette de ce nouvel atelier-galerie d’art contemporain de Bromont évoque, pour certains, une cabane d’oiseau, pour d’autres… une petite chapelle. La coïncidence était suffisamment forte pour que sa propriétaire, Louise Lachapelle, choisisse de baptiser l’endroit La Chapelle. Ça ne s’invente pas.

Dans l’espace flambant neuf aux murs immaculés, l’artiste-peintre y a aménagé son atelier de création et une mezzanine qui lui sert de refuge douillet. Quant à la partie avant de La Chapelle, elle accueillera les œuvres des autres.

« J’aurai des artistes invités. Je veux présenter des jeunes artistes émergents diplômés en art. J’ai un mentor qui connaît très bien le milieu et qui me suggère de jeunes talents prometteurs », explique Mme Lachapelle, qui enseigne notamment les communications à HEC Montréal.

Sa première invitée sera Camille Prat, qui y présentera l’exposition Structure d’un pli du 1er juin au 29 juillet. En août, Louise Lachapelle réservera l’espace pour exposer ses propres toiles, en lien avec le symposium Bromont en art.

Suivre son instinct
Établie dans le village depuis quatre ans avec son conjoint, la bachelière en arts visuels apprécie la quiétude qu’on y trouve, surtout après avoir longtemps vécu dans l’effervescence de Montréal. « J’aime la vie au ralenti à Bromont. Ici, on voit le temps passer », dit-elle.

Quand on lui demande si elle est certaine qu’une telle galerie trouvera sa place à Bromont, Louise Lachapelle affiche une belle candeur. « Je ne suis pas certaine. Je n’ai pas fait d’étude de marché. Je me fie à mon instinct. Il y a très peu de galeries d’art contemporain dans la région, mais c’est un risque que j’assume. C’est impossible qu’il n’y ait pas de place pour la modernité. »

Ouverte de mai à octobre, et en hiver sur rendez-vous, La Chapelle vient combler un rêve de longue date chez la dame. « Tous mes amis me disent de me reposer et de jouir de la vie. Moi, j’ai le goût de m’éclater un peu », lance-t-elle en souriant.

Elle songe même à mettre ses talents de pédagogue à profit en offrant aux enfants des ateliers alliant peinture et histoire de l’art. Bref, les idées ne manquent pas.

Quant à la galerie, elle promet d’en mettre plein la vue, malgré son espace limité. « Je la vois comme une petite bijouterie, un beau lieu intime pour recevoir les gens. Je suis toute petite, mais si je pouvais servir à faire connaître des jeunes artistes pour que leur cote augmente, j’aurai réussi quelque chose ! »