Pas moins de 17 comédiens monteront sur les planches pour jouer, chanter et danser.

La Belle et la Bête sur les planches

Après avoir présenté un suspense d’Agatha Christie l’an dernier, la Compagnie de Théâtre Sauvageau change complètement de registre pour sa production du printemps 2018. Cette fois, c’est dans la comédie musicale qu’elle se lance avec une version théâtrale de La Belle et la Bête.

Depuis sa création, ce n’est pas la première fois que Sauvageau présente une œuvre de ce genre. La metteure en scène, Louise-Marie Dion, rappelle que la troupe a déjà offert les comédies musicales Le Magicien d’Oz, Un conte de Noël de Charles Dickens et deux fois La Ribouldingue.

Pour La Belle et la Bête, 17 comédiens monteront sur les planches pour jouer, chanter et danser. « Ça bouge beaucoup sur scène. Les gens vont être émerveillés et avoir le sourire aux lèvres, assure Mme Dion, qui dirige de concert avec son fils, Alexandre Foh-Dion. On se réapproprie les personnages à notre façon. Les spectateurs vont oublier la version de Disney et embarquer dans notre histoire. »

Celle-ci rappelle d’ailleurs qu’il s’agit d’un spectacle familial qui s’adresse à tous les publics.

Comme dans le récit original, Belle accepte, pour sauver son père, d’être emprisonnée à sa place dans le château d’un prince égoïste et insensible, qu’une fée a transformé en bête monstrueuse pour le punir. La jeune femme réussit toutefois à percer le secret et la résistance de la bête, qui voit la malédiction levée grâce à leur amour naissant.  

La base de l’histoire demeure la même, laisse entendre Louise-Marie Dion, et les chansons sont celles de la version française animée de Disney « avec une belle trame sonore orchestrale pour les accompagner ».

Si les décors sont somptueux, dit-elle, d’autres aspects de la pièce ont été adaptés. Les personnages-objets — on pense ici à la théière, à l’horloge ou au chandelier, par exemple — seront clairement reconnaissables, sans en avoir l’aspect physique. Un simple accessoire fera toute la différence. 

Même chose pour le décor, qui a nécessité son lot d’astuces. « Je l’ai adapté en version théâtrale pour ne pas devoir changer de tableaux aux cinq minutes. C’est un défi, car il y a beaucoup d’endroits à illustrer. »  

Pour proposer une œuvre à la hauteur des attentes, les comédiens principaux répètent depuis la mi-octobre à raison d’une fois par semaine.

« La pièce est moins longue ; elle dure une heure et quart sans entracte. Ils ont donc moins de texte à mémoriser, mais ils ont des chansons et des chorégraphies à apprendre. En danse, ce n’est pas une habitude pour tout le monde, alors c’est un défi supplémentaire. Mais ils y arrivent ! »

La complexité, estime Mme Dion, se situe surtout au plan musical. « Des personnes, dont l’interprète de Belle, connaissaient les chansons en anglais, mais il leur fallait les apprendre en français. » 

À moins de deux semaines de la première, la dame semble d’un calme olympien. « Je suis bien entourée de gens en qui j’ai confiance ; ça facilite les choses ! » Elle peut notamment compter sur Anne Francoeur à la direction vocale.


ENVIE D’Y ALLER ?

Quand : les 18 et 25 mai à 19 h, ainsi que les 19 et 26 mai à 14 h et 19 h

 : Maison de la culture de Waterloo

Billets : auprès des comédiens ou au 450-539-3909