Quelques-uns des finissants 2017-2018, Guillaume « Bordel » Perron Bellemare, Marie-Jeanne Fontaine, Laurence Carré, Marco Bouchard, Émilie Lévesque et Marie Giambruno.

La « mini-tournée » des finissants de l’École nationale de la chanson

Ils en ont des choses à dire et à chanter, les finissants de l’École nationale de la chanson de Granby. Les 16 auteurs-compositeurs-interprètes auront bientôt l’occasion d’en faire la preuve... trois fois plutôt qu’une.

Les étudiants de la cohorte 2017-2018 ont entre 19 et 35 ans. Ils ont passé dix mois ensemble à créer, à se définir comme artiste et à apprendre mille et une choses. Leur spectacle de fin d’année est un peu comme la cerise sur le sundae. Et ils ont l’intention d’en profiter à fond.

Mardi midi, une poignée d’entre eux était de passage à La Voix de l’Est pour un mini-spectacle, qui avait des airs de répétition. Si le folk y dominait, on nous assure que la variété musicale sera à l’honneur lors du spectacle officiel.

« Comparé au groupe de l’an dernier, c’est plus varié, un peu moins folk. On a beaucoup de mélanges de styles », décrit Guillaume Perron Bellemare, dont le nom d’artiste est Bordel. « C’est vrai. Certains sont plus textes, d’autres plus musique. En écrivant ensemble, en chantant ensemble, ça nous a permis de sortir de notre zone de confort et de raffiner notre style », ajoute sa consœur Marie-Jeanne Fontaine, qui se fait simplement appeler Marie-Jeanne.

Trois dates, trois villes
Eux et le reste de la cuvée — Étienne Aboussouan, Véronique Bazin, Jules Bonneville-Coulombe, Marco Bouchard, Anne-Sophie Bourlaud, Laurence Carré, Marie Giambruno, Gabrielle Izaguirré-Falardeau, Marilou Landry, Émilie Lévesque, Frédérique Morin-Dion, Isabelle Pelletier, Michael Scalzo-Asselin et Charles St-Amour — monteront sur la scène de l’auditorium Desjardins du Cégep de Granby le 6 juin prochain pour montrer de quel bois ils se chauffent.

La bonne nouvelle, c’est que les finissants n’auront pas que Granby comme rampe de lancement. Ils se donneront aussi en spectacle au Théâtre Petit Champlain de Québec le 7 juin, puis le lendemain à l’Astral dans le cadre des Francos de Montréal.

« Ce sera un spectacle assez hétéroclite, car on a tous notre propre “vibe”. Ça va bouger », promet Guillaume, qui fait dans le « pop-grunge-rock ».

Marie-Jeanne constate pour sa part que chacun a su « trouver sa couleur » au fil des mois et que cela se sentira sur scène.

Accompagnés de musiciens de haute voltige, les finissants livreront tous une de leurs compositions. Ils interpréteront également une pièce de Fiori-Séguin, mêlée à une autre du groupe Octobre. Sans compter trois chansons en compagnie de l’artiste invité des trois soirées, Dany Placard.

« Ils ont choisi cet artiste pour son talent, mais aussi pour son cheminement. Il ne l’a pas eu facile, il a tout appris par lui-même. C’est un bon modèle pour nous », souligne Guillaume.

Pour le jeune homme et ses camarades, cette mini-tournée de trois dates viendra mettre un terme à une — presque — année intense et fertile en découvertes. « Au-delà de la musique, j’ai beaucoup appris sur le fonctionnement de l’industrie. Et j’ai développé plusieurs amitiés », dit-il.

« Il y a une ambiance familiale dans le groupe, renchérit Marie-Jeanne. On s’entraide et on s’appuie les uns sur les autres, sans compétition. »

Un esprit de corps qui leur a permis d’organiser le spectacle de A à Z, de la musique aux activités de promotion. Parce que c’est aussi ça être un artiste.