Dany Perreault, Éric Pontbriand, Germain Leduc et Mathieu Boivin du groupe Kin Ben ta Tuque.

Kin Ben ta Tuque présente son 2e album : «Pas un lancement, un party»

Y va faire mauvais! Ceci n’est pas la prévision météorologique du jour, mais bien le titre du second album que le groupe trad Kin Ben ta Tuque lancera ce samedi. Jamais à court d’idées originales, les gars ont choisi de le faire à la Cantine chez Ben.

«Depuis trois ans, on joue au défilé de Noël à Granby, en s’installant sur le toit de la cantine. Alors on s’est dit qu’on pourrait faire le lancement de l’album à cet endroit. Mais pas sur le toit, dans le stationnement! Ça va se passer sous un grand chapiteau et on va jouer toutes les tounes de l’album, plus quelques anciennes chansons. Ce n’est pas un lancement, c’est un party. Parce que nos spectacles virent tout le temps en party! On attend pas mal de monde», affirme le chanteur du groupe, le Granbyen Éric Pontbriand.

Formé en 2012, KBTT pour les intimes a longtemps compté cinq membres, mais ils sont quatre désormais. À Éric se joignent toujours les musiciens Dany Perreault et Mathieu Boivin, auxquels s’est ajouté Germain Leduc.

Une gang de joyeux lurons, fous de musique traditionnelle francophone, mais qui avaient très envie de la conjuguer au country sur Y va faire mauvais. «On marie beaucoup de country sur cet album. C’est presque 50/50. Ce sont deux styles qui vont bien ensemble», explique Éric Pontbriand.

L’album donc. Enregistré en cinq jours au studio de Lac-Brome de John Cameron, leur «soundman» qui connaît parfaitement le son de KBTT, Y va faire mauvais propose 19 pistes, dont un pot-pourri de reels traditionnels. Si la majorité des pièces sont des reprises de chansons «coups de coeur», quatre ont été composées pour l’occasion.

Parmi elles, on vous le donne en mille : Bienvenue chez Ben, une pièce pleine d’humour et de rimes du genre «Si tu veux te bourrer, vient à Granby»…

À l’ère de la musique électro et du rap, la popularité du trad ne se dément pas au Québec. Éric Pontbriand a sa petite idée là-dessus. «Ça vient de nos racines et ça nous représente. C’est rassembleur, c’est festif. Le trad revient très fort d’ailleurs, et la clientèle est de plus en plus jeune», dit-il, en qualifiant les chansons de Kin Ben ta Tuque de «vers d’oreille».

Le secret de leur succès? «On est un groupe énergique avec des musiciens virtuoses — ces gars-là sont vraiment impressionnants à voir jouer. Et il y a une belle chimie entre nous.»

Avec cette nouvelle galette sous le bras, les voilà prêts à aller à la rencontre de leur public. Aux spectacles de leur calendrier régulier s’ajouteront de nombreux festivals dès le printemps prochain.

Mais d’abord, le lancement. Avec des chansons comme La chasse aux talons hauts, La belle-mère, Le mal de dents et le Reel du bulldozer, les amateurs du genre ne risquent pas de s’ennuyer!

Autoproduit, Y va faire mauvais est disponible via la page Facebook du groupe et lors des spectacles.