Rachel Graveline lancera le premier tome de sa série fantastique Karmacélia ce vendredi à 19 h à la bibliothèque municipale de Roxton Pond.

Karmacélia, un roman fantastique... et réaliste

Depuis deux semaines, la responsable de la bibliothèque municipale de Roxton Pond va de surprise en surprise. Elle a non seulement fait le Salon du livre de Montréal avec son tout premier roman, sorti en librairie chez Béliveau Éditeur le 20 novembre dernier, mais elle y a, de son propre aveu, connu un beau succès.

« On pouvait espérer en vendre une dizaine ; j’en ai vendu 35 copies », dit Rachel Graveline sans fausse modestie.

« Et j’ai déjà des retours très positifs, ajoute-t-elle. Honnêtement, je ne m’attendais pas à ce que ça aille aussi vite. »

Pas mal pour une auteure inconnue qui en est à sa première publication et qui, de surcroît, n’avait jamais eu de grandes ambitions d’écriture... « J’ai toujours écrit, mais je le faisais sans objectif précis, sans grandes attentes par rapport à ça », admet-elle timidement.

Le récit, qui a pour titre «Karmacélia — Secrets, rituels et sacrifices», est une histoire fantastique « un peu plus réaliste que ce à quoi on est habitués », indique Rachel Graveline.

Une simple question d’une connaissance dans le milieu du livre, il y a deux ans, est venue donner une direction à ce qui n’était jusqu’alors qu’un passe-temps pour la bibliotechnicienne de formation.

« L’éditrice adjointe de Béliveau Éditeur, Annabelle Boyer, m’a demandé si je n’écrivais pas par hasard des romans jeunesse, raconte Mme Graveline. Je lui ai répondu que j’avais un manuscrit dans mes tiroirs, mais que sa première ébauche avait été refusée à plusieurs reprises, et que je ne l’avais retravaillé qu’aux deux tiers. Elle m’a quand même demandé de le lui envoyer, puis m’est rapidement revenue en me disant de le terminer, car ils le prenaient. »

De super pouvoirs déstabilisants

Le récit, qui a pour titre Karmacélia — Secrets, rituels et sacrifices, est une histoire fantastique « un peu plus réaliste que ce à quoi on est habitués », indique Rachel Graveline. « C’est l’histoire d’une jeune fille, Emmy, qui se découvre des pouvoirs surnaturels, mais qui contrairement à de nombreux personnages d’univers fantastiques, n’est pas super enthousiaste à cette idée. Elle est plutôt déstabilisée par cette découverte, a plus tendance à se demander si elle n’est pas en train de perdre la tête. »

Sa réaction, croit l’auteure, fait de sa protagoniste un personnage « plus vrai, plus réaliste ». « Je crois qu’on réagirait un peu tous craintivement si on apprenait qu’on avait de super pouvoirs. »

C’est, poursuit-elle, la grand-mère de celle-ci qui lui apprendra qu’elle n’est pas folle, qu’elle est plutôt en train de devenir une membre du clan des Karmacélia. « Et juste comme elle commencera à apprivoiser la situation, Emmy sera aspirée dans un monde parallèle, la Terre des Transcendants, et entraînée contre sa volonté dans un étrange rituel, celui de son passage initiatique », poursuit l’auteure.

« On peut en quelque sorte faire un parallèle avec l’adolescence, souligne-t-elle encore. J’y parle beaucoup d’acceptation de soi. »

Lancement, dédicaces et suite

Le lancement du tome 1 de la série Karmacélia se tiendra ce vendredi 30 novembre à 19 h à la bibliothèque municipale de Roxton Pond. Le public y est invité gratuitement.

Rachel Graveline sera également présente à la librairie granbyenne Le Repère le samedi 15 décembre de 13 h à 15 h pour une séance de dédicaces.

Déjà, la suite de Karmacélia est en branle, laisse savoir l’auteure, qui prévoit se rendre à six tomes.