« J’ai envie de surprendre les gens... et de me surprendre moi-même ! », affirme Johanne Blouin, la tête d’affiche du prochain Grand chœur de Noël.

Johanne Blouin prête à vivre l’intensité du Grand chœur de Noël

Johanne Blouin et Noël semblent faits l’un pour l’autre. Qu’elle tienne la vedette du prochain concert Le Grand chœur de Noël de la Fondation du Centre hospitalier de Granby était donc tout naturel.

Le répertoire de Noël lui plaît pour son côté festif, dit-elle, mais aussi nostalgique. « Et on peut travailler différents styles pour une même pièce. J’aime explorer, alors c’est parfait­ pour moi. »

Durant sa longue carrière, Johanne Blouin a lancé trois albums de Noël et un album compilation. Son premier, Sainte Nuit, sorti en 1990, a littéralement lancé cette tendance­ au Québec, rappelle-t-elle. 

Ce n’est pourtant pas tous les jours qu’elle a l’occasion d’offrir un concert devant un si large public, en joignant sa voix à 170 choristes et 65 musiciens.

« C’est un one shot deal. C’est unique ! » illustre-t-elle, en qualifiant d’avance l’événement de « féerique ».

Johanne Blouin précise qu’il ne s’agit pas d’un concert classique, mais se réjouit de découvrir des arrangements aussi sophistiqués. Elle donne en exemple la pièce The Secret of Christmas et l’Ave Maria de Caccini, qu’elle est impatiente d’interpréter.

La sélection des pièces — le concert en comptera 22, dont neuf ou dix avec la voix de Johanne Bouin — est l’œuvre du directeur artistique Placide Rodrigue et du chef André Gauthier, qui promettent un mélange de classiques de Noël et de musiques de film de saison. 

Ceux-ci ont proposé diverses pièces à la chanteuse, qui a eu le dernier mot sur le choix final. « J’ai envie de surprendre les gens... et de me surprendre moi-même ! »

Sans surprise cependant, les spectateurs pourront entendre L’enfant au tambour marié au Boléro de Ravel, une chanson qui a marqué son répertoire. 

Du coffre et de l’assurance

Et tout ce monde qui l’accompagne sur scène, c’est intimidant ? « C’est une masse de son derrière nous. Il faut assumer ça quand on est devant. Certains chanteurs n’aiment pas ça parce que c’est assez envahissant. Disons que ça prend du coffre et de l’assurance », admet l’artiste.

Un concert avec autant de choristes et de musiciens demande d’ailleurs une certaine adaptation dans la façon de chanter. Pas question, par exemple, de se lancer dans l’improvisation. « C’est sûr qu’on ne peut pas se tourner sur un dix sous, car tout est en place. Côté technique vocale, il faut aussi s’adapter. Ça s’apparente davantage aux chanteurs classiques. »

Et plus que tout, il importe de gérer ses émotions. « Je vais essayer de ne pas trop me retourner vers eux ! », lance-t-elle en riant.

Car chanter Noël revêt chaque fois un caractère particulier pour Johanne Blouin. Devant elle, il n’est pas rare que des spectateurs pleurent doucement. « Ça vient chercher le cœur, les émotions des gens. La joie, la peine, les souvenirs, la solitude... Pour certains, c’est le dernier Noël, d’autres vivent un premier Noël sans un de leurs proches. Pour plusieurs personnes, c’est un baume... »

Cette année, le concert sera présenté au Palace de Granby les 1er et 2 décembre. Les billets sont en vente au Palace.