Jean-Philippe Dion
Jean-Philippe Dion

Jean-Philippe Dion: «On a le goût de faire notre part»

«Je suis chanceux, je n’ai pas arrêté de travailler; on continue de plancher sur Star Académie, de développer des projets, faire le montage du documentaire sur Lara Fabian. Mais tout le monde est isolé chacun de son côté et ça complique le travail, c’est le festival du Zoom et du Facetime. Pourtant, je suis le roi du télétravail et je me force dans la vie pour rentrer au bureau, mais je réalise que mon équipe me manque en ce moment. Le ping pong d’idées se fait beaucoup plus facilement en personne. On embauche des gens en ce moment qu’on n’a jamais rencontrés physiquement!

«L’annulation du Gala Artis, on dirait que ça fait 1000 ans déjà, mais je m’y attendais, et c’était la meilleure décision à prendre. Devoir jeter le matériel qu’on avait créé, les bonnes idées qui commençaient à sortir, c’est ça qui est décevant. Rien de ça ne peut être réutilisé. Tous les pigistes qui se retrouvent sans emploi, ça aussi, ça déçoit. Les résultats du sondage existent quelque part, mais je n’ai aucune idée de ce qui arrivera de ça.

«Je ne suis pas si anxieux, mais je ne suis pas optimiste non plus. C’est angoissant de savoir qu’on peut être confiné encore longtemps. Mon chum m’a dit une phrase qui dit tout : «Je t’aime bien, mais en ce moment, j’ai hâte de voir d’autre monde que toi!» On a besoin des autres, d’avoir des échanges, c’est ce qui est le plus difficile en ce moment.

«Depuis quelques semaines, on ne voyait pas tant de fluctuations dans les cotes d’écoute, mais dimanche dernier, à La vraie nature, on a obtenu 1 283 000 de cotes d’écoute, la plus forte en trois ans. C’est comme si en plus de notre noyau de fans, ceux qui avaient besoin de réconfort se sont ajoutés. Je trouve ça drôle qu’on dise que la télé est un service essentiel, mais je pense qu’on a le goût de faire notre part; les gens en ont besoin et ça fait du bien. Je veux quand même réduire ma consommation de nouvelles, parce qu’on va virer tous fous!»