Incursion dans le chalet de La Vraie nature

La Vraie nature, la nouvelle émission pilotée par Jean-Philippe Dion qui entrera en ondes ce dimanche 8 octobre sur le réseau TVA, est sans équivoque l’une des nouveautés d’automne les plus attendues. La célèbre agence Cossette Média la plaçait cet été ni plus ni moins au top de son palmarès... avant même qu’un seul épisode ne soit tourné ! Pour tout dire, le lieu de tournage n’était même pas choisi à ce moment-là. Après bien des séances de repérage, l’équipe a finalement adopté un chalet des Cantons-de-l’Est, à West Brome, plus précisément. La Voix de l’Est a eu un accès privilégié à l’endroit... de rêve.

Dimanche, fin d’après-midi. Les invités viennent de partir. L’équipe technique s’affaire à ramasser ses dernières affaires. Le domaine situé aux abords de la rivière Yamaska retrouve peu à peu son calme.

Dès les premiers instants, on comprend ce qui a poussé Jean-Philippe Dion et les Productions Déferlantes à s’enticher de cette demeure et de ce lopin de terre des Cantons-de-l’Est pour y tourner une émission vouée aux échanges entre trois personnalités issues de milieux dif­férents. La tranquillité, bien sûr, dans ce coin un peu reculé, les paysages sublimes, il va de soi au cœur de cette nature grandiose, mais aussi la personnalité de l’endroit. L’âme de la place, qui appelle à l’émerveillement, ramène à l’essentiel, arrête le temps et nous fait dire : je suis bien, je veux y rester, dans ce cocon chaleureux et empreint d’histoire (s).

« On a cherché longtemps avant de trouver cet endroit. Il était à vendre, le propriétaire ne voulait rien savoir de le louer. Alors on l’a acheté », raconte Jean-Philippe Dion, accompagné par le bruit de fond de la cascade qui coule à un jet de pierre de là.

Difficile de décrire le style du chalet. Rustique, champêtre, avec une touche anglo-saxonne propre aux « Townships ». Le bois y est omniprésent sans être étouffant, et les meubles et accessoires hétéroclites constituent autant de couches de souvenirs, qui se sont juxtaposées, fondues l’une dans l’autre pour former un tout confortable. Réconfortant. Accueillant. On dirait que l’ambiance s’est construite au fil du temps.

On dirait, oui. Car il n’en est rien. Si la base de l’architecture du début du siècle a servi d’inspiration, tout a été calculé, jusqu’au moindre accessoire de décor. Car il s’agit bien d’un décor. Les Productions Déferlantes ont pris possession de l’endroit le 4 août ; ils ont tourné le premier épisode le 14. « Pendant 10 jours, on a fait le tour des antiquaires et des ventes de garage de la région pour dénicher tous les meubles et accessoires », dit Jean-Philippe Dion, en pointant entre autres un magnifique fauteuil vintage d’un gris turquoise qui aura coûté... 5 $ !

« Je voulais quelque chose de masculin. De chaleureux. De ludique, continue-t-il, en faisant notamment référence aux balançoires accrochées à côté du piano à queue, pièce maîtresse du coin musique aménagé dans la salle familiale. « Je voulais que cet espace puisse être le mien. On y a même accroché des photos de moi quand j’étais petit ! », souligne le natif de Saint-Alphonse-de-Granby, qui fait croire à ses invités qu’il s’agit du chalet d’une amie de sa grand-mère.

À l’arrière, un escalier descend jusqu’à la rivière, où un quai a été aménagé pour accueillir les invités. Ceux-ci arrivent en barque depuis un autre quai situé à 200 ou 300 mètres, de l’autre côté. « Ils ont tous de la difficulté à embarquer, raconte leur hôte en riant. Sophie Lorain m’a demandé à deux reprises si elle pouvait reprendre sa prise quand elle monte dans l’embarcation. »

« Non, c’est ça, la vraie nature ! », lui a-t-il répondu.

Dans la grange, on parle de ses souvenirs d’enfance, comme le feront Mariana Mazza, Étienne Boulay et Mario Pelchat dans le premier épisode, diffusé ce dimanche 8 octobre.

Différents segments

Deux émissions sont tournées par fin de semaine. Les premiers invités arrivent le vendredi matin et repartent le samedi midi ; la seconde vague s’amène le samedi en début d’après-midi pour repartir le dimanche fin pm. 

L’horaire du séjour est divisé en différents segments. Dans la grange, on parle de ses souvenirs d’enfance. Pendant la préparation du souper, on discute de ses débuts de carrière, tandis qu’en mangeant près du feu dans le foyer, on partage autour des grands moments de celle-ci. « On fait aussi une activité de plein air dif­férente dans chaque épisode, comme pêcher, faire du vélo, aller aux pommes, jouer au baseball. Et le soir, on allume un feu de camp », laisse également savoir celui qui prend nouvellement le micro à Rythme FM le midi aux côtés de Mitsou.

Chaque matin, ce dernier réveille les invités en faisant sonner la cloche qui trône sur le toit — vestige, peut-être, de l’ancienne vocation scolaire du bâtiment principal, déménagé sur son site actuel il y a plusieurs années. Deux annexes y ont été ajoutées­ depuis. 

Pendant le petit déjeuner à l’extérieur, les invités reviennent sur ce qu’ils ont vécu durant les dernières 24 heures, puis repartent tous ensemble en barque retrouver leur train-train quotidien. « Cinquante pour cent des invités arrivent de reculons à l’idée de passer une journée avec des gens qu’ils ne connaissent pas, et 100 % repartent en me disant qu’ils seraient restés plus longtemps, qu’ils se sont vraiment reposés, qu’ils ont décroché », dit Jean-Philippe Dion, qui prend lui-même un énorme plaisir à tourner La Vraie nature.

« Je pourrais me croire en vacances, mais c’est super exigeant. J’ai des dossiers d’une quarantaine de pages pour chaque participant à lire, ainsi qu’une trentaine de pages de questions et planning pour l’émission », explique l’animateur. Qui ne devrait pas être appelé ainsi, puisque son mandat n’est pas d’animer. « Mon rôle, c’est plus de favoriser les échanges. »

Jean-Philippe Dion apprécie néanmoins l’expérience, savoure les moments et emmagasine des souvenirs. « Quand, dans ta vie, tu te dis que tu vas te retrouver à 2 h du matin à manger de la crème glacée assis sur le comptoir de la cuisine avec Bianca Gervais, pendant que Roch Voisine se prépare des toasts direct sur la plaque du poêle à bois ? »

« J’ai l’impression que cette émission est exactement ce que je devais vivre à ce moment-ci de ma vie. Je voulais revenir dans ma région natale, je rêvais de m’acheter un chalet, et je me retrouve à faire une émission à quelques pas du chalet de ma grand-mère, à Lac-Brome, où je passais tous mes étés ! »

« Après tant d’années dans un mode plus jet-set avec Accès Illimité­, ça fait du bien de revenir aux sources », conclut-il.

La Vraie nature entrera en ondes ce dimanche 8 octobre, à 21 h, tout de suite après La Voix junior sur le réseau TVA. Le premier épisode accueille Mariana Mazza, Mario Pelchat et Étienne Boulay.

La Vraie nature, c’est quoi?

Le concept est adapté de l’émission française Parenthèse inattendue. Dans chacun des épisodes, trois personnalités issues d’univers différents, qui ne se connaissent pas, ou très peu, se retrouvent à passer 24 heures ensemble dans un chalet. Elles y discutent de leur parcours de vie, partagent leur vécu et leur savoir. « Autant on peut rire, autant on peut pleurer », avertit Jean-Philippe Dion, qui est à la barre de l’émission.