Les neuf membres de la formation Brain Damage sont supportés par une panoplie d’effets visuels.

Hommage à Pink Floyd: la machine de Brain Damage

Parmi la pléthore de groupes hommage qui sillonnent la province, Brain Damage a su se forger une solide assise. Loin de se reposer sur leurs lauriers, ces émules de Pink Floyd n’ont cessé de peaufiner l’expérience qu’ils proposent à leur public.

Le guitariste Daniel Roy est au sein de la formation depuis sa création, en 2010. Pour résumer la genèse de Brain Damage, qui semble assez complexe a priori, le musicien raconte qu’il a d’abord répondu à une petite annonce.

« Ils cherchaient un guitariste pour un projet d’hommage à Pink Floyd. Ça m’a toujours interpellé. J’ai toujours eu envie de me joindre à un tel groupe. J’ai passé l’audition et j’ai eu la place. Mais un an et demi après l’audition, toute la mouture avait changé ».

Devant le peu de sérieux du projet initial, Daniel Roy a décidé d’en faire son affaire. Le Brain Damage d’aujourd’hui n’a donc rien à voir avec la distribution de base. « Monter le projet a pris un an et demi », raconte-t-il.

La concurrence était forte à l’époque ; à elle seule, la Rive-Sud comptait cinq groupes hommage à Pink Floyd, affirme M. Roy.

« Au début, le projet était de se démarquer des autres. Notre but, c’était de reproduire le plus fidèlement possible la musique originale. »

La formation, toutefois, s’est vite rendu compte que se permettre une certaine liberté d’interprétation ne venait en rien altérer le rendu des chansons. La présence de trois choristes, une touche de saxophone ici et là... rien pour dénaturer Pink Floyd, mais tout pour mettre en valeur le talent des neuf membres de Brain Damage.

Côté visuel, le groupe a choisi d’inclure des projections vidéos dans chacune des chansons. Des lasers sont ensuite venus agrémenter les spectacles.

Welcome to the machine

Pour leur plus récent spectacle, Welcome to The Machine, le public a aussi accès à des images du groupe sur scène en direct.

« Il y a toujours quelque chose à voir dans nos shows. Ça bouge tout le temps. Même si ça dure trois heures et demie ou quatre heures, les gens nous disent que ça passe vite », note le guitariste.

La taille du groupe — 12 personnes en comptant les techniciens — et de la production limitent bien sûr le nombre de salles capables d’accueillir Brain Damage. Là-dessus, Daniel Roy ne fait pas de concession. « Brain Damage est un produit qu’on n’altère pas. »

La scène et la salle du Théâtre des Tournesols de Cowansville, où ils joueront ce samedi, ont tout ce qu’il faut pour permettre à Brain Damage de déployer pleinement sa « machine ».

Avec un répertoire tiré de sept albums, le groupe a l’embarras du choix. Aux monuments comme Another Brick in the Wall, Time, Money et Echoes — parfois raccourcies pour les besoins de la cause —, les musiciens viennent greffer quelques pièces moins communes.

Plus qu’un courant passager

L’engouement pour les groupes hommage ne fait aucun doute. Metallica, CCR, Kiss, les Beatles... Presque toutes les formations mythiques de la planète sont pastichées ou revisitées.

Daniel Roy ne cherche pas à intellectualiser cette tendance. Il constate cependant que ce ne sont pas tous les groupes hommage qui ont autant de succès. Il explique celui de son groupe simplement. « Pink Floyd n’existe plus et ne reviendra jamais ; et c’est de la musique qui vieillit très bien. Au début, je m’attendais à attirer des gens de mon âge — j’ai 55 ans —, mais à tous les spectacles, il y a aussi pas mal de jeunes. Et beaucoup de parents amènent leurs enfants pour qu’ils découvrent la musique de Pink Floyd. On a même nos groupies ! », affirme-t-il en se disant convaincu que les bons groupes sont là pour rester, tendance ou pas.

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Quand : ce samedi 3 novembre à 20 h

 : Théâtre des Tournesols de Cowansville

Billets : www.theatredestournesols.com