Jean-Pierre Arcand est bien connu au village puisqu'il est l'instigateur de la « Francoderole ». En 2010, les élèves de l'école primaire avaient réalisé une grande fresque qui orne désormais un mur de la salle du conseil à l'hôtel de ville.

Histoire et pinceaux

L'école Micheline-Brodeur, de Saint-Paul-d'Abbotsford, est l'un des quinze milieux sélectionnés au pays pour participer à la réalisation d'une fresque commémorant le 150e anniversaire de la Confédération canadienne.
« C'est un honneur, affirme la directrice de l'école, Dominique Benoit, surtout quand on sait que seulement 15 régions et communautés au Canada vont y participer. »
Jean-Pierre Arcand sera derrière le projet Murales d'enfants Canada­ pour le 150e anniversaire. Le directeur artistique a lui-même choisi l'école abbost­fordienne, en raison de fructueuses collaborations­ passées.
Le peintre est bien connu au village puisqu'il a, entre autres, oeuvré au relooking du chalet des patineurs de la municipalité aux couleurs du Canadien de Montréal, et celui de l'autobus scolaire utilisé notamment lors du passage de l'émission La petite séduction au village.
L'artiste-peintre, qui pourrait se permettre d'extensionner le projet à un maximum de 24 communautés, est aussi instigateur de la « Franco­derole », une fresque réalisée par près de 100 000 enfants d'âge primaire de par le monde depuis quinze ans. 
Le projet connu comme étant « la plus grande oeuvre artistique au monde réalisée par des enfants » s'était d'ailleurs arrêté à Saint-Paul-d'Abbotsford en 2010. Les élèves de l'école primaire avaient alors réalisé une grande fresque présentant un pommier dans un verger. Elle orne désormais un mur de la salle du conseil à l'hôtel de ville.
« J'ai choisi les partenaires avec qui je pouvais développer les thèmes en toute confiance, car les standards de la fresque du Canada sont très élevés, explique-t-il. Certaines écoles ne peuvent pas s'impliquer autant d'un point de vue organisationnel. Avec l'école Micheline-Brodeur, je ne suis pas inquiet du tout ! On a toujours dépassé nos objectifs ensemble. »
Une fresque, une décennie
L'oeuvre d'art devrait se réaliser à l'automne, possiblement en octobre. Tous les élèves de l'école seront invités à mettre leur touche personnelle à la murale, comme leurs prédécesseurs­ l'avaient fait il y a sept ans.
Une fois réunies, les quinze murales composeront l'immense fresque qui sera exposée dans le cadre du 150e anniversaire de la Confédération canadienne. 
Chaque partie de l'oeuvre représentera une décennie du Canada moderne. « Les écoles auront une thématique précise à respecter, soit la décennie qu'on leur attribuera, relève M. Arcand. Il y aura donc un travail de recherche à faire au préalable. »
Les premiers coups de pinceau ont eu lieu le 1er mai dernier. M. Arcand espère que l'oeuvre finale sera complétée avant la fin de l'année.
Exposition virtuelle
Un site Internet sera mis en ligne sous peu pour faire état de l'avancement du projet. « Je veux faire une exposition virtuelle, parce que ceux qui méritent de voir le résultat en premier, ce sont les enfants », explique le directeur artistique. 
Bien sûr, l'artiste aimerait voir le fruit de ce collectif être exposé quelque part à Ottawa. La balle est dans le camp de la ministre du Patrimoine canadien, Mélanie Joly, et du premier ministre Justin Trudeau, puisque le budget alloué au projet n'inclut pas cette ultime étape.
Un autre volet du projet consiste en la réalisation d'un second chef-d'oeuvre en souvenir de l'événement. « C'est une fresque-murale-récompense pour remercier les enfants de leur participation », explique M. Arcand. La municipalité envisage d'apporter son soutien financier à l'initiative jusqu'à concurrence de 1000 $. Le coût des matériaux nécessaires à la création sera inclus dans ce montant.