«Grand-bi» se veut à la fois un clin d’œil à la piste cyclable et à l’histoire de Granby.

«Grand-bi», la nouvelle œuvre du centre-ville

Si la neige n’en cache pas trop les détails, les passants auront un plaisir fou à découvrir «Grand-bi», la nouvelle œuvre d’art installée au centre-ville de Granby. Faite d’objets recyclés, la sculpture­ se veut un condensé de l’histoire de la ville.

Née de l’imagination de l’artiste locale Joane Leduc, Grand-bi représente une bicyclette d’époque montée par un bonhomme, cheveux au vent, qui ne passe pas inaperçu. 

Joanne Leduc a été directement approchée par l’administration municipale pour réaliser cette œuvre ludique. « La commande, c’est qu’il fallait que ce soit en lien avec la piste cyclable et que la sculpture soit chevauchée par un personnage loufoque. J’avais proposé deux styles de bicyclettes et c’est ce que la Ville a retenu, raconte Mme Leduc. L’œuvre devait aussi mesurer au moins dix pieds. »

Mission accomplie. D’une hauteur de 11 pieds et demi, Grand-bi trône depuis lundi en bordure du lien cyclable de la rue Saint-Jacques, juste derrière l’église St-George.

Centaines d’heures

Amorcée en août dernier, la création a nécessité plusieurs centaines d’heures de travail, affirme l’artiste. « J’ai consacré 305 heures juste à la préparation et à l’assemblage des pièces. Et c’est sans compter toute la recherche et les déplacements pour trouver des objets du patrimoine. »

Les bottes du personnage sont, par exemple, des moules originaux de la défunte usine Miner Rubber. On y trouve également des composantes de voitures provenant de Pièces d’auto Beauregard, un ancien commerce de la rue Notre-Dame, où se trouve aujourd’hui l’atelier de Joane Leduc.

« Je suis aussi allée récupérer des objets à la Meunerie de la Coop avant sa fermeture, au Palace et au Festival de la chanson, à l’Impérial Tobacco... J’ai des morceaux de chemins de fer. En tout, une quinzaine d’endroits sont représentés dans Grand-bi. »

La dame indique qu’un petit jeu de type « cherche et trouve » pourrait d’ailleurs accompagner son œuvre éventuellement.

On se rappelle que l’octroi de ce contrat de 10 000 $ à Mme Leduc, au printemps 2017, avait fait l’objet d’une dissension au sein du conseil municipal, trois conseillers n’ayant pas appuyé le projet. L’acquisition de cette œuvre avait été financée par le fonds culturel de la Ville de Granby.

Joane Leduc est aussi l’auteure de la sculpture permanente Soupir de Gaïa, installée cet automne le long de l’Estriade, à la hauteur de la station de pompage, pour le compte de l’Atelier 19.