Marc Zaïla a déjà fait l’objet d’un texte sur la page Granby ma nouvelle ville de Julie Gavillet.

Granby ma nouvelle ville: raconter des parcours d’immigrants

La photographe Julie Gavillet veut mettre en lumière le parcours des immigrants qui ont choisi de s’établir à Granby. Avec son nouveau projet de photoreportage Granby ma nouvelle ville, la photographe ira à la rencontre des néo-Granbyens qui souhaitent partager leur histoire.

Après quelques mois de gestation, Julie Gavillet a finalement décidé de lancer le projet, une « résolution du Nouvel An », avoue-t-elle.

Le projet qui se déploiera sur les médias sociaux s’inspire de la page Facebook Humans of New York. Il s’agit d’entrevues réalisées par des photojournalistes avec des gens rencontrés au hasard dans la ville et racontées à la première personne.

Pour Granby, Julie Gavillet souhaite quelque peu modifier l’approche utilisée à New York et dans des dizaines de villes dans le monde. Ses textes seront à la troisième personne et souhaitent se concentrer exclusivement sur les histoires de nouveaux arrivants.

« L’idée est de créer des ponts. En racontant ces histoires, on est plus sensibilisés au parcours et aux défis auxquels les immigrants font face », remarque la photographe.

Portraits

Un premier portrait portant sur Marc Zaïla, un Libanais aujourd’hui établi à Granby permet de donner un aperçu du projet qui continuera à se déployer dans les prochaines semaines.

Le texte publié mercredi dernier aborde la perte de repères et de contacts venant avec le changement de pays.

Pour favoriser la circulation du projet sur le net, toutes les publications de la page Granby ma nouvelle ville seront en français et en anglais.

« Je tiens à le faire dans les deux langues d’une part parce que je ne sais pas quelle proportion le projet va prendre, mais aussi pour me pratiquer à composer des textes en anglais », glisse-t-elle.

Seule dans le projet et sans soutien financier, elle ignore à quelle fréquence elle pourra publier ces histoires.

« J’ai d’autres entrevues de réalisées, il me reste juste à prendre les photos », assure-t-elle.

Bien qu’elle travaille en solo sur ce projet, Julie Gavillet pourra compter sur le soutien d’un ancien enseignant en photographie et de l’organisme SERY. L’organisme pourra notamment lui faire part de bonnes histoires à rapporter.