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Martin Gougeon a été désigné ambassadeur de Granby, dans la catégorie artiste culturel.
Martin Gougeon a été désigné ambassadeur de Granby, dans la catégorie artiste culturel.

Granby désigne deux nouveaux ambassadeurs culturels

Olivier Pierson
Olivier Pierson
La Voix de l'Est
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Depuis quelques jours, Granby compte deux nouveaux ambassadeurs de la culture. Les heureux élus? Daniel Beauregard et Martin Gougeon, respectivement honorés en tant qu’intervenant culturel et artiste culturel.

La cérémonie s’est tenue en deux parties au Palace de Granby, dans le cadre du tournage de l’émission O Baratin, diffusée sur MAtv. Il s’agissait de la 3e édition de ce programme créé en 2013 et prévu pour être organisé tous les deux ans... sauf quand une COVID vient jouer les trouble-fête. Ce qui explique pourquoi les récipiendaires de 2020 ont dû patienter un peu avant d’être placés sous les projecteurs.

Un air de famille

Dimanche soir, c’est une figure très impliquée dans le monde des arts qui s’est vue distinguer en tant qu’intervenant culturel, lequel peut jouer un rôle de facilitateur sur certains dossiers.

Nul autre que Daniel Beauregard, dont le fils Guillaume avait été nommé artiste culturel, sous la bannière du groupe Les Vulgaires Machins, lors de la première mouture en 2016 (NDLR: le philanthrope Placide Rodrigue avait quant à lui reçu le titre d’ambassadeur en tant qu’intervenant culturel). L’anecdote fait sourire son père.

«On peut dire que nous sommes une famille d’ambassadeurs!», résume ce dernier dans un fou rire, en précisant qu’à l’époque, il avait soutenu la candidature du fiston.

Daniel Beauregard, le nouvel ambassadeur de Granby, dans la catégorie intervenant culturel

Actif par le passé dans de nombreux comités, ce retraité féru de patrimoine est loin d’avoir tourné le dos au milieu culturel. «J’ai encore le goût de m’impliquer, je n’ai pas fini», a-t-il prévenu lors d’un bref entretien avec La Voix de l’Est. Il cite notamment Boréart. Il reste très attaché à ce centre d’arts visuels dont il fut longtemps le président et l’administrateur, et auquel il aimerait redonner un second souffle.

Le lendemain, un autre visage bien connu à Granby avait droit lui aussi à un petit hommage. Martin Gougeon est reparti très touché de cet événement. Touché, et surpris.

«J’ai la chance d’exercer un métier et un art (le théâtre) que j’aime. Jamais j’aurais pensé recevoir un prix pour faire ce que j’aime. C’est un peu fou et absurde, et en même temps c’est magnifique!», reconnaît, sur un ton enthousiaste, le directeur artistique du Théâtre de l’Ancien Presbytère à Granby.

Sous le signe de la musique

Ces deux soirées auront aussi été riches en témoignages. Comme le veut la tradition, différents intervenants, dont des proches, ont profité de l’occasion pour célébrer l’implication des deux hommes et souligner leur contribution au rayonnement culturel de Granby.

Daniel Beauregard a ainsi eu droit, entre autres marques d’affection, à une reprise d’une chanson de Robert Charlebois, gracieuseté de son fils et de sa belle-fille. «Ils ont repris Sensation», souligne celui qui a contribué à l’élaboration et la mise en place de la première politique culturelle de la Ville.

Un choix qui n’était pas anodin et n’a guère étonné le destinataire. «J’avais mentionné que c’était une de mes idoles en musique, surtout la période de l’Osstidcho», précise-t-il.

De son côté, Martin Gougeon n’a pas été en reste, lui qui a été inondé de bons mots, en particulier ceux adressés par Antoine Bertrand (via un message virtuel), qui a joué au Théâtre de l’Ancien Presbytère il y a une vingtaine d’années. Ou encore Jean-Philippe Dion, lui aussi comédien et grand ami de M. Gougeon, avec lequel il a collaboré à plusieurs reprises par le passé.

Cerise sur le sundae: on avait aussi concocté à ce metteur en scène prolifique un montage vidéo qu’il n’oubliera pas de sitôt. «Un de mes amis auteur a réalisé un We are the World avec 16 comédiens qui ont chacun chanté un petit bout. C’est beaucoup d’amour tout ça» conclut-il. En effet.