«Il y a beaucoup de styles en musique et plusieurs sont faits pour décrocher. Mon spectacle est fait pour s’accrocher, pour se connecter avec ce qui se passe en dedans», affirme Geneviève Leclerc.

Geneviève Leclerc: l’intensité au rendez-vous

Intense, théâtrale, sensible... L’aura de Geneviève Leclerc n’a rien d’indolent. Réputée pour ne rien faire à moitié, l’interprète s’amène chez nous avec son spectacle Celle que je suis, tiré de son second album.

« Ce spectacle est rodé au quart de tour, un peu comme une comédie musicale. Rien n’est aléatoire. Plus c’est maîtrisé, plus on est capable d’improviser pour ensuite revenir dans le cadre. S’il n’y a pas de structure, ça peut être un peu mou et s’éterniser. Dans Celle que je suis, il y a une trame et je la suis », explique-t-elle.

La chanteuse y aborde ainsi l’amour qui naît, l’amour qui meurt, l’amertume de la rupture, puis la résilience. Sans jamais perdre le fil.

On ne s’étonnera pas, dans un tel contexte, que Geneviève Leclerc choisisse d’abord son répertoire en fonction de l’histoire qu’il raconte. Les mots chantés prennent ici tout leur sens, au même titre que les mots qu’elle livre à son public.

« La mise en contexte est aussi, sinon plus, importante que la chanson elle-même. Ça peut faire toute la différence. »

Structurée, Geneviève Leclerc ? « Structurée, tu dis ? Avec moi, rien n’est laissé au hasard. Je ne peux pas en faire plus. Dans mon cas, c’est plus que perfectionniste, c’est l’obsession du détail. Mes musiciens ne sont pas de grands techniciens pour rien ! »

En grand

Lancée en avril, sa tournée d’une trentaine de spectacles a fait relâche cet été avant de reprendre en octobre. Quelques dates sont encore prévues jusqu’en février 2020.

Dans Celle que je suis, la participante de La Voix 2016 fait les choses en grand. Autour de la chanteuse gravitent un pianiste, un contrebassiste et un batteur, ainsi qu’une choriste.

Le résultat, avoue-t-elle, est cinématographique et rempli d’émotions.

« Il y a beaucoup de styles en musique et plusieurs sont faits pour décrocher. Mon spectacle est fait pour s’accrocher, pour se connecter avec ce qui se passe en dedans », dit-elle. Cette intensité l’oblige d’ailleurs à ne jamais présenter plus de deux spectacles d’affilée pour lui permettre de prendre une pause vocalement et émotivement.

Pour l’accompagner dans cette aventure, Geneviève Leclerc a fait appel à Joël Legendre à la mise en scène. Selon elle, il s’agit là de la clé de son spectacle.

« Si quelqu’un connaît le mot “résilience”, c’est lui. C’est un homme d’une grande gentillesse et très généreux de son temps. Sa plus grande force, c’est qu’il n’essaie pas de sortir l’artiste de sa boîte. Il explore plutôt ce qui est là et le raffine. Dans mon cas, il a exploité mon humour, pour balancer le drame avec le comique », affirme celle qui dit avoir beaucoup appris de lui en matière de mise en scène.

Car la dame s’intéresse aussi à ce volet du métier. Elle fait ses classes, dit-elle, en mettant en scène les prestations de quelques artistes de la relève qui font partie de son cercle d’amis.

Sommelière

En retard de quelques minutes au rendez-vous téléphonique que La Voix de l’Est lui avait fixé, Geneviève Leclerc avait une excellente excuse. « J’avais le nez dans mes livres de sommellerie et je n’ai pas vu le temps passer ! »

C’est qu’en marge de la chanson, Geneviève Leclerc est dévorée par une autre passion : le vin. « J’ai décidé de retourner à l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec pour compléter mon cours de sommellerie que j’avais amorcé à Toronto il y a quelques années. Je devrais avoir mon papier en décembre », dit-elle en faisant référence à la formation offerte par l’école Wine & Spirit Education Trust de Londres.

D’ailleurs, l’agence Vins au féminin — une initiative de la Granbyenne d’origine Jessica Harnois — l’a récemment recrutée pour l’animation de ses soirées de dégustation.

Et parce qu’elle a de la suite dans les idées, elle n’hésite pas à comparer le monde du spectacle à celui de la gastronomie et de la sommellerie. « La mise en scène d’un spectacle, c’est comme un bon souper. Il faut qu’il y ait une ligne directrice pour que l’expérience soit forte. »

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Quand : le 21 novembre à 19 h 30

 : Palace de Granby

Billets : ovation.qc.ca