Des trois demi-finalistes de la première moitié de la soirée, Mégane Cyr a semblé la plus à l'aise, la plus assumée sur scène.

FICG: une soirée en deux temps

La première demi-finale du 49e Festival de la chanson de Granby s'est déroulée en deux temps. Deux moitiés bien distinctes qui ont offert deux énergies bien différentes. Et clairement, c'est en deuxième demie que ça s'est passé.
À 19 ans, Marc-Antoine Beaudoin démontre déjà l'étoffe d'un artiste accompli.
La soirée a débuté sous des airs de déjà-vu - ou plutôt de déjà entendu - avec trois candidats qui, bien que talentueux, nous ont livré une proposition qui manquait quelque peu d'originalité. De oumpf.
Il a fallu attendre après la pause pour que le duo montréalais YUKI réveille Granby. Son R & B pop a immédiatement dégagé une énergie contagieuse, et la foule l'a bien accueilli dès la première chanson.
Si elle s'est montrée réticente à se lever pour danser, ce n'est certainement pas l'envie qui lui manquait. Dans leur genre, l'auteur-compositeur Cyusa et l'interprète Redgee se sont montrés solides, et on ne serait pas surpris de les voir aller plus loin.
Monastrell a ensuite frappé fort avec son « emo rock symphonique ». Il a salué le public d'un coup de tonnerre en y allant avec La tour frappée par la foudre. Ça sonnait, et on en aurait peut-être pris davantage. L'auteur-compositeur-interprète d'Alma s'est toutefois assagi un peu sur Hochelaga et Millenials ; une prestation en decrescendo somme toute pas si mal.
Surveillez toutefois le rocker « folk pop » Marc-Antoine Beaudoin. Il a eu une année exceptionnelle, a gagné plusieurs concours - Tremplin de Dégelis, Trois-Pistoles en chansons, Ma première Place des arts - et on comprend pourquoi. À 19 ans, il a déjà l'étoffe d'un artiste accompli - sinon certainement en voie de l'être. Textes, musiques, aisance sur scène... tout y est.
Justine Bouliane a bien fait, même si elle manquait un peu de naturel, son interprétation étant parfois trop poussée.
Première partie
Des trois artistes en première partie, Mégane Cyr a semblé la plus à l'aise, la plus assumée sur scène. Avec sa pop soul alternative à saveur sucrée/salée, elle s'est montrée déjà une solide auteure-compositeure-interprète. Malgré une T'écrire un peu chancelante, elle s'est bien fait valoir au piano avec Naufrage puis simplement au micro avec Va savoir, qu'on a toutes deux bien aimées.
On n'a pas haï non plus le Néo-Brunswickois Cédrik St-Onge et son univers planant teinté d'un spleen contemporain, mais clairement, Karkwa a eu une grosse influence sur lui. Son son rappelait peut-être trop l'ancien groupe de Louis-Jean Cormier. Tiens, tiens, c'est d'ailleurs ce dernier qui a réalisé son EP Les yeux comme deux boussoles, sorti au début de l'année.
Sa proposition n'était pas mauvaise pour autant. Quoique n'offrant rien de bien nouveau, on a apprécié.
Il aurait toutefois à gagner en confiance et en aisance sur scène. Il peinait à cacher sa nervosité, surtout entre les chansons. C'est peut-être le stress du premier, remarquez. « Je ne suis pas le genre de gars à ouvrir un festival », a-t-il lui-même admis.
Justine Bouliane, la toute première demi-finaliste venant de la Nouvelle-Écosse de l'histoire du Festival, a également bien fait, même si elle manquait un peu de naturel, son interprétation étant parfois trop poussée.
Après l'entracte, le duo montréalais YUKI a réveillé la foule avec l'énergie de son R&B pop.
Au programme ce soir
PALACE DE GRANBY, 19 h 30
Deuxième demi-finale avec :
Tom Chicoine (Saint-Dominique, Qc)
Miss Sassoeur & Les Sassys (Montréal, Qc)
Myriam Arseneau (St-Laurent, N-B)
Gab Paquet (Québec, Qc)
Nicolas Gémus (Îles-de-la-Madeleine, Qc)
Mamadou (Winnipeg, Man.)
PUB MACINTOSH GRANBY, 20 h
Vanessa Borduas
PUB MACINTOSH BROMONT, 20 h
Dominic Dagenais