Les quatre finalistes du Festival international de la chanson de Granby: Jessy Benjamin, Lord Byrun, Laura Lefebvre et Simon Elliot.

FICG: quatre finalistes, quatre univers

C’est ce soir que le sort des quatre finalistes du 50e Festival international de la chanson de Granby sera scellé. À moins de 24h de l’étape ultime du concours, La Voix de l’Est leur a jasé pour mieux les connaître. On vous les présente ici.
Laura Lefebvre

Laura Lefebvre

Provenance: Québec, Québec

Âge: 21 ans

Style de musique: Essentiellement indie-folk, avec des touches d’électro-pop

Biographie: «J’ai commencé à chanter très jeune, vers l’âge de 11 ans. Après une participation à Secondaire en spectacle, un gars est venu me voir pour enregistrer ma chanson La dérive, qui s’est hissée au 4e rang au palmarès iTunes en 2014. Un ami de la famille, qui est batteur pour Hubert Lenoir et Gabrielle Shonk, m’a ensuite aidée à me produire ici et là, et en 2017, ma chanson Alcaline m’a amenée à me produire aux Francofolies et au Festival d’été de Québec. Ça fait donc à peine un an et demi que je travaille de façon plus professionnelle. En mars dernier, j’ai fait les Francouvertes, mon premier concours, mais je ne me suis pas rendue très loin.»

Que représente le FICG pour toi et que retiens-tu de ton expérience?«Ça fait longtemps que je me disais qu’un jour, j’allais faire ce concours-là et que j’allais m’y rendre loin. D’ailleurs, je m’étais inscrite en 2015, mais je n’avais pas été prise. De toute façon, je n’étais pas prête, je n’avais pas le bagage que j’ai maintenant. Je vais surtout retenir de cette expérience tout ce que j’ai appris sur moi-même et sur mon univers musical. Je ne faisais pas confiance à ce que je faisais, mais on m’a fait comprendre que je pouvais me permettre d’exister.»

*Laura Lefebvre a remporté le Prix de la chanson Coup de coeur SOCAN, samedi dernier, pour sa chanson Émile.

Jessy Benjamin

Jessy Benjamin

Provenance: Varennes, Québec

Âge: 29 ans

Style de musique: Soul façon faux crooner

Biographie: «J’étais sur le marché du travail à 25 ans et je vivais beaucoup d’ennui. C’est là que j’ai réalisé que je voulais faire de la musique sérieusement. J’en faisais depuis longtemps, mais pas professionnellement. Je me suis donc inscrit à l’École Musitechnic à Montréal puis à l’École nationale de la chanson de Granby en 2016-2017. En février dernier, j’ai participé au Cabaret Festif! de la relève, à Baie-St-Paul, et je me suis rendu en demi-finale. J’y ai remporté le prix coup de coeur du public. Granby est mon deuxième concours, et c’est vraiment ici que j’ai peaufiné mon truc. Le fait de jouer avec un band me permet de me délester de ma guitare et de pouvoir danser, bouger plus.»

Que représente le FICG pour toi et que retiens-tu de ton expérience?: «C’est le début d’une belle aventure. C’est une belle visibilité, et c’est venu confirmer que c’est ce que je veux vraiment faire dans la vie. Je vais surtout retenir toutes les belles rencontres que j’ai faites dans les dernières semaines, et que repousser ses limites, même dans les moments où tu penses qu’il faut que tu joues safe, c’est payant. Il ne faut pas être conservateur.»

Simon Elliot

Simon Elliot

Provenance: Boisbriand, Québec

Âge: 23 ans

Style de musique: Électro-folk planant

Biographie: «J’ai eu un band pendant cinq ans avec lequel je faisais de la musique en anglais. Mais j’ai compris que j’étais meilleur à écrire des chansons en français, que j’aimais plus les images de cette langue. Je me suis inscrit à l’École nationale de la chanson en 2016-2017, j’ai même été le coloc de Jessy Benjamin, et c’est vraiment là que j’ai découvert mon style, ma teinte d’auteur, très imagée à la Daniel Bélanger ou encore Peter Peter, et ma teinte de compositeur, plus européenne ou américaine à la James Blake. Ça ne se fait pas tant au Québec. En 2016, j’ai aussi atteint les demi-finales à Ma Première Place des Arts, et j’y ai remporté le Prix Félix-Leclerc, qui m’a permis de faire une résidence d’écriture avec Luc De Larochellière et Mouf. Depuis ma sortie de l’École, je travaille sur un EP.»

Que représente le FICG pour toi et que retiens-tu de ton expérience?: «Je l’ai dit à plusieurs personnes, mais mon festival, ce sont les deux semaines avant le concours. Toutes les formations qu’on a eues, les rencontres qu’on a faites, le trip de gang. C’est de tout ça que je vais me rappeler.»

Lord Byrun

Lord Byrun

Provenance: Regina, Saskatchewan

Âge: 29 ans

Style de musique: Folk-rock à textes

Biographie: «J’ai longtemps été de la formation Indigo Joseph, avec laquelle j’ai fait des tournées partout au Canada et enregistré quelques disques. Après la dissolution du band, j’ai pris une pause de deux ans, puis je me suis monté un autre groupe, Lord Byrun, avec qui je fais des compositions en français et en anglais. Je suis seul à Granby, mais Lord Byrun, c’est un groupe en fait, pas juste mon personnage de pasteur, qui se veut un pied de nez à la célébrité en même temps qu’un clin d’oeil au poète du même nom. On existe depuis environ un an. On a gagné le concours Nouvelle Scène Saskatchewan, ce qui nous a amenés à participer à Chant’Ouest, qu’on a aussi gagné. Ça nous a donné un laissez-passer pour Granby, et c’est vraiment un privilège d’être ici, de représenter l’Ouest. L’art n’est pas de l’art tant qu’elle n’est pas partagée avec un public.»

Que représente le FICG pour toi et que retiens-tu de ton expérience?: «Le Festival de la chanson de Granby, on en entend souvent parler dans l’Ouest. Il a la réputation d’être vraiment gros, vraiment important, d’offrir des formations sur la coche et de fournir les meilleurs musiciens. Je me sens donc très humble d’y participer et d’avoir atteint la finale. J’y ai fait des rencontres incroyables avec des auteurs-compositeurs-interprètes inspirants, vraiment, c’est ce que je vais retenir le plus.»

* Samedi soir, Lord Byrun a mis la main sur le Prix du public Yves-Gagnon ainsi que sur le Prix de la meilleure présence sur scène.