L’artiste Matt Lang s’est visiblement amusé sur l’immense scène déployée sur le site du Brome Fair.

Festival New Country: le ton est donné

La première soirée du festival New Country de Brome a donné le coup d’envoi à cet événement culturel qui souhaite s’inscrire dans la durée. Des milliers de spectateurs heureux, presque autant de chapeaux et de bottes de cowboy et une musique rassembleuse : les éléments du succès semblent réunis.

« C’est beau de voir le monde avoir du plaisir et de voir les gens apprécier le New country », lançait Matt Lang, quelques chansons avant de terminer sa performance vendredi.

De son vrai nom Mathieu Langevin, l’artiste qui s’est fait le porte-parole de l’événement s’est visiblement amusé sur l’immense scène déployée sur le site du Brome Fair. Plusieurs de ses chansons étaient déjà bien connues du public qui les a entonnées avec enthousiasme, suivant le cowboy québécois qui sait se donner en spectacle.

« Le new country, c’est la nouvelle vague après le country. C’est une musique qui prend un peu de tout, de la pop, du folk et du country bien sûr, et ça rejoint tout le monde », explique Pierre Poulin, coorganisateur du rendez-vous festif.

Si son style tient davantage des sonorités pop que de l’attitude de Johnny Cash, Matt Lang n’hésite pas non plus à ajouter quelques reprises à son répertoire comme il avait habitude lorsqu’il assurait la première partie de la tournée des 2Frères, au grand plaisir des spectateurs.

« Nous avons découvert Matt Lang récemment à Salut Bonjour ! et aujourd’hui nous venions pour lui. J’aime cette musique et on va rester pour la suite. S’il fait beau, on va peut-être même revenir dimanche », assure Michel Brodeur, un spectateur rencontré sur place.

Avant Matt Lang, la Jeannoise Sara Dufour a ouvert le festival en milieu d’après-midi.

Première réussie

Si le site avait pu contenir plusieurs milliers de spectateurs supplémentaires, l’organisateur du festival New Country était satisfait de ce qu’il voyait vendredi soir. « C’est excellent pour une première édition. C’est vraiment organique, tout se passe bien et les gens ont du plaisir », souligne Pierre Poulin

« L’accueil des artistes est également extrêmement important, ce sont eux nos cartes d’affaires qui repartent et qui vont faire passer le message comme quoi c’est l’fun de jouer ici. Cette année, on a attiré des artistes de haut niveau qui sont habitués à certains standards que nous avons atteints », ajoute sa conjointe Shantal Bourdelais.

Parmi ces standards élevés figure la grande scène principale, qui frappe le visiteur dès son arrivée. Si Shantale Bourdelais assure que l’installation a plu aux artistes, les spectateurs en ont aussi profité.

« Le son est extraordinaire, c’est vraiment super de pouvoir être confortable et apprécier le spectacle », confie Sylvain Lafond, assis à une cinquante de mètres de la scène.

L’équipe d’organisateurs a mis l’épaule à la roue pour offrir une belle vitrine aux artisans de la région.

« Je dirais que 90 % des foodtrucks et des kiosques, ce sont des gens d’ici. Nous avons aussi le concours musical qui permet à des artistes de la région de se faire connaître », rappelle Mme Bourdelais.

La première mouture du festival a attiré des visiteurs des quatre coins de la province et même de l’extérieur, souligne Pierre Poulin : « Avec la vente de billets en ligne, on peut voir d’où les gens viennent et on a pu constater qu’il y a des gens qui sont descendus de l’Abitibi et même de l’Ontario pour venir ce soir. »

Le festival se poursuit samedi et dimanche. Le site du Brome Fair accueillera notamment Paul Brandt samedi soir, « l’artiste masculin le plus récompensé de l’histoire », selon le site web du festival. Ce sera la formation The Washboard Union à qui reviendra l’honneur de clore le festival.