Pendant les trois jours du festival Jamm de Sutton, des gens de tout âge ont déambulé sur le site et pris part aux diverses activités : cours de percussions diverses, prestations musicales et jam en groupe.

Festival Jamm à Sutton: trois jours de musique en famille

Les visiteurs du festival Jamm de Sutton avaient un air un peu déçu, dimanche matin. Non pas que le festival n’ait été à la hauteur de leurs attentes, mais plutôt qu’il était sur le point de se terminer et qu’ils devront patienter encore un an avant de revenir vivre cette expérience collective. Le festival a continué de prendre de l’ampleur en sa 8e année d’existence, en attirant davantage de visiteurs que les années précédentes.

« C’est un peu comme un mini Woodstock, les gens peuvent camper un peu partout à la bonne franquette. C’est comme une grande famille, nous sommes ensemble et nous jouons de la musique », lance l’organisateur et fondateur de l’événement, Éric Lafontaine.

Mais contrairement à la grande messe hippie qui s’est déroulée il y a cinquante ans, le festival Jamm de Sutton se veut résolument familial. Des gens de tout âge déambulent sur le site et prennent part aux diverses activités : cours de percussions diverses, prestations musicales et jam en groupe.

Juste du plaisir

« Il n’y a jamais quelqu’un de saoul ou en overdose. Nous sommes comme une grande famille et c’est agréable pour les familles », souligne André Walsh, qui prenait part au festival pour une seconde année consécutive.

Si l’ambiance était plutôt décontractée pour les festivaliers, l’équipe d’organisateurs et de bénévoles a eu du pain sur la planche. Le petit festival a accueilli un nombre record de visiteurs au courant du week-end. Plus de 500 personnes seraient passées sur le site depuis vendredi dernier.

« Le festival Jamm, c’est beaucoup de plaisir sain », lance au passage la bénévole Josée Oliveira.

La programmation de la 8e édition a également su ravir les participants. Le festival a notamment accueilli la performance de l’artiste d’origine sénégalaise Zale Seck, ainsi que le groupe Cobra du Mandingue vendredi soir, et de Los Pacos et Jamfola samedi soir.

« Le groupe Cobra du Mandingue a emmené avec lui quelques fans de l’Outaouais, ça contribue à faire rayonner le festival », remarque Éric Lafontaine.

« C’est une très belle énergie, je suis moi-même un amateur de musique africaine et j’ai eu beaucoup de plaisir », lance Richard Boivin, festivalier et fils de l’ancien maire de Granby Horace Boivin.