Le Festival du violon traditionnel de Sutton se déroule jusqu’à dimanche soir.

Festival du violon à Sutton: l’événement rayonne jusqu’en Suède

Le sixième Festival du violon traditionnel a pris son envol depuis jeudi et promet d’en mettre plein les oreilles aux amateurs de musique, cette fin de semaine à Sutton. Plus d’une trentaine d’artistes se relaieront sur les scènes du festival.

Le fondateur du festival Jean de Grosbois se réjouit que le festival accueille cette année des artistes au rayonnement international.

« Au début, nous devions gratter un peu pour être capable d’avoir des musiciens, on pouvait payer leur essence et les héberger, mais pas beaucoup plus. Maintenant, on reçoit des demandes pour venir jouer à Sutton... », laisse tomber Jean de Grosbois le sourire dans la voix.

Le festival accueillera notamment le trio de violoneuses Beata Bermuda, basé en Suède. S’inspirant du folklore traditionnel suédois, elles n’hésitent pas à intégrer une touche indie-pop à leurs compositions. Les Suédoises fouleront les planches du grand chapiteau du festival, samedi à 19 h 30, ainsi que dimanche après-midi dans le cadre du concert de clôture.

Une belle vitrine a été laissée aux jeunes musiciens qui formeront la relève de demain. Dès 14 h samedi soir, Léandre Chênevret, âgé de 9 ans, partagera la scène avec Romy et Ben Munkres, tous les deux âgés de moins de 20 ans.

Musique underground

Le folklorique, une musique underground ? C’est du moins ce qu’estime Jean de Grosbois.

« C’est une musique qui a toujours été jouée, dans les salons et les cuisines, mais qui n’a jamais eu une grande place dans les médias », observe-t-il.

Le fondateur du festival souhaiterait évidemment que la situation change. S’il sent un intérêt grandissant chez les jeunes musiciens, la marche est grande lorsqu’on se compare à des pays comme l’Écosse et l’Irlande, où le folklore est davantage valorisé.

Serait-il trop tard au Québec ? « Si on commence à se dire que c’est trop tard, autant aller tout de suite se coucher dans la tombe ! » répond Jean de Grosbois.