Le groupe québécois Genticorum fait partie de la programmation, principalement présentée à Lac-Brome.

Festival des harmonies celtiques: neuf jours de musique rassembleuse

Pour la cinquième fois depuis 2011, le Festival international des harmonies celtiques s’amène dans les Cantons-de-l’Est pour neuf jours de musique rassembleuse. Du 5 au 13 octobre, une quarantaine d’artistes du Canada, d’Irlande, d’Écosse, de Bretagne et des États-Unis se produiront à Lac-Brome, Waterloo et Mansonville.

Concerts, sessions irlandaises, conférences et ateliers musicaux mettront en vedette des musiciens, bien sûr, mais aussi des chanteurs et des danseurs. Et ce, de jour comme de soir.

« On continue avec la même formule, car elle fonctionne bien. Les gens apprécient la qualité et la variété des musiciens qu’on reçoit, laisse entendre la fondatrice et directrice du Festival, April O’Donoughue. Le celtique, ce n’est pas juste des violoneux et du traditionnel. C’est plus géographique que temporel. Si c’est aussi populaire, c’est que ça regroupe du chant, de la danse et des mélodies qui passent les époques. »

Présenté aux deux ans, le FIHC pourrait d’ailleurs devenir un rendez-vous annuel, s’il n’en tenait qu’à Mme O’Donoughue. « C’est ce qu’on vise », assure-t-elle.

Le maître de la guitare celtique Tony McManus se produira avec la jeune Julia Toaspern.

Étoiles du milieu

Bien que méconnus du grand public, plusieurs artistes qui seront de passage dans les environs de Lac-Brome la semaine prochaine ont une forte influence dans le monde de la musique celtique.

Certains, comme le chanteur irlandais Sean Tyrrell, le cornemuseur Ronan Browne, le guitariste celtique Tony McManus et la chanteuse écossaise Cathy Ann MacPhee notamment, sont des vedettes dans le milieu.

Les Québécois ne donnent pas non plus leur place dans cet univers. Les David Gossage, Genticorum, Trisha Pope et bien d’autres font aussi partie de la riche programmation du Festival.

« On commence à avoir très bonne réputation auprès des artistes. C’est très relax ici, et ça génère de belles rencontres, qui finissent parfois par des collaborations entre les musiciens », mentionne April O’Donoughue.

Celle-ci estime à environ 2000 le nombre de spectateurs qui participent à l’une ou l’autre des activités inscrites au programme.

On y croise même des Américains qui profitent de l’événement pour passer la semaine dans la région.

Cette année, déjà trois spectacles affichent complet, dont le concert d’ouverture et de fermeture.

Nature et convivialité

Pour les organisateurs, le Festival devait impérieusement respecter certains principes chers aux anciens Celtes. Il était donc nécessaire à leurs yeux de le tenir en milieu rural, au cœur de la nature, dans un milieu propice à la détente, dans des salles et des municipalités à taille humaine qui permettent de favoriser les rencontres.

« La musique celtique a survécu grâce aux petites communautés, aux partys de cuisine... Je trouvais que la région se prêtait bien à cela », ajoute la promotrice, qui a choisi de déménager le Festival à Lac-Brome en 2011 après trois éditions à Montréal.

Après tout, le slogan du FIHC n’est-il pas « Laissez la nature vous apaiser l’esprit... Laissez la musique séduire votre imagination » ?

Le fait de présenter l’événement en octobre, alors que les couleurs de l’automne sont à leur apogée, n’est pas un hasard non plus. « C’est tellement beau dans la région à ce temps-ci de l’année. Et puis, c’est bon pour l’économie locale de tenir des événements en dehors de la saison estivale », termine celle qui réside dans le coin.

Toute la programmation du Festival est disponible au www.celticharmonies.ca.