« Quand j'ai découvert le vin, j'ai réalisé qu'il s'agissait d'un domaine où on n'a jamais fini d'étudier et d'apprendre », affirme Joanie Métivier.

Faire sa place dans le monde du vin

À ceux qui doutaient encore du pouvoir des médias sociaux, laissez-nous vous présenter Joanie Métivier. En un an, la jeune sommelière s'est fait un nom dans le monde du vin, grâce à sa présence sur la Toile.
Sur son blogue et sur Instagram, la Granbyenne partage ses découvertes oenotouristiques.
C'est durant ses études en sommellerie chez In Vino Veritas, en 2016, que la Granbyenne a eu l'idée - et le besoin - de lancer son blogue Joanie's Wine Blog. « Pour prendre des notes, ça m'aidait. Puis, il y a eu un engouement. J'y compte entre 3000 et 5000 visites par mois. Instagram a explosé avec plus de 7600 abonnés à ce jour. C'est devenu très populaire. Je me fais parfois reconnaître au Québec... et même à Bordeaux en France ! », s'étonne-t-elle.
Car une chose en entraînant une autre, elle a été appelée à boucler ses valises au nom de sa passion. Elle revient d'une semaine de découvertes à Bordeaux. En novembre, on l'avait reçue en Bourgogne. 
« On a de plus en plus d'invitations pour des événements, des dégustations, on reçoit du vin à la maison... C'est une industrie très accueillante. J'ai fait ma place », dit-elle.
Son intérêt pour le vin est pourtant né sur le tard, après avoir tâté la géographie, le tourisme, la traduction et le cinéma. « J'aimais étudier. Je suis curieuse. Quand j'ai découvert le vin, j'ai réalisé qu'il s'agissait d'un domaine où on n'a jamais fini d'étudier et d'apprendre. J'ai aussi découvert que derrière chaque bouteille, il y avait une histoire, une famille, un sol, des lieux, un savoir-faire... », laisse tomber celle qui est aussi sommelière à temps partiel au Cellier du Roi par Jérôme Ferrer à Bromont. 
Qui dit vin, dit dégustation de vin. « Je ne bois pas tous les jours, je déguste tous les jours », précise-t-elle en rappelant l'importance de l'indispensable crachoir ! 
Bilingue 
À 26 ans, maman de deux jeunes enfants, Joanie a trouvé sa voix. D'abord en anglais, remarque-t-on dans son blogue. « En étant bilingue, on a des lecteurs du monde entier. Les gens trouvent impressionnant de voir qu'il est écrit dans les deux langues. »
L'autre facteur de son succès, croit-elle, c'est de ne pas se limiter à faire des recommandations de vin. « Je ne suis pas critique de vin. Je ne fais pas tant de notation. On veut plutôt se démarquer en faisant aimer l'industrie et la viticulture aux gens. Ce n'est pas grand public ; on a pris un tournant vers l'oenotourisme. »
Pas étonnant que les textes et les photos du Joanie's Wine Blog mettent en valeur des endroits, des domaines, des personnes et de belles découvertes vinicoles. Elle y propose également des jeux-questionnaires pour mettre les connaissances des amateurs à (rude) épreuve. 
Soucieuse de conserver vivant l'intérêt de ses lecteurs, elle tente de l'alimenter de façon quasi quotidienne. « C'est important d'y mettre du temps et de la passion », glisse-t-elle, en ayant bon espoir de vivre de son blogue d'ici peu. 
Joanie Métivier parle rarement au « je ». Le « on » qu'elle utilise abondamment inclut son conjoint Michael McDuff qui porte le double chapeau de photographe et de responsable des réseaux sociaux. 
Ensemble, ils ont l'intention de multiplier les voyages oenotouristiques - « On a prouvé que ça fonctionne », dit-elle - et de maintenir­ le blogue bien en vie.
« J'ai aussi commencé à participer à des concours de sommellerie. Mais je le fais pour le plaisir ; c'est moins stressant. »
Joanie Métivier baigne dans un univers particulier, où priment le luxe et les plaisirs de la vie. Elle ne s'en plaint pas. « C'est une grande aventure. Et on invite les gens à embarquer avec nous, à nous suivre comme s'ils étaient avec nous. Je pense que le monde du vin va m'accompagner pour un bon bout de temps ! »
On peut suivre Joanie à travers son blogue, mais aussi sur Instagram­, Facebook et Twitter.
Et les vins du Québec ?
« J'ai beaucoup d'espoir, mais on n'est pas encore tout à fait là... Les vins de glace, les cidres de glaces sont excellents, et les vins mousseux s'en viennent fantastiques. On voit un développement super rapide dans le vin en général au Québec. Quand je trouve un produit intéressant, j'en parle. »