Maude Lecours et Marie-Claude Lord veulent faire danser les gens de Cowansville­, Dunham et Frelighsburg.

Faire danser Brome-Missisquoi

S’il n’en tenait qu’à Marie-Claude Lord et Maude Lecours, Brome-Missisquoi en entier se trémousserait de bonheur. Les deux femmes rêvent de filmer des gens de Dunham, Frelighsburg et Cowansville pendant qu’ils esquissent quelques pas de danse dans leur milieu de travail. Le nom du projet : Faire danser un village.

« On a une grande chance et une fierté à vivre et à travailler dans Brome-Missisquoi. Il y a un côté tissé serré et familier ici, beaucoup d’entraide aussi. On veut montrer cette fierté », explique Mme Lord, artiste en arts visuels et professeure de yoga.

Elle et Maude Lecours, qui enseigne la danse et le yoga, avaient ce rêve commun de faire danser les gens, en captant ce moment sur vidéo. « Ça se veut rassembleur. Maude a déjà fait un projet semblable dans le quartier où elle habitait à Montréal. Le médium de la danse permet de créer des moments magiques », ajoute-t-elle.

Une trentaine d’entreprises établies dans les trois municipalités (nommées plus haut) ont été ciblées pour participer à la vidéo, qui sera l’œuvre du collectif Flamant, cofondé par Maude Lecours, qui en a depuis laissé les rênes à ses deux partenaires. Habituée à ce genre de productions originales, la boîte veillera à ce que le document soit dûment chorégraphié et mis en scène, assure Mme Lord.

« En fait, on avait tout ce qu’il fallait pour concrétiser le projet. Il ne manquait que la chanson et Amos J. a gentiment accepté de nous aider. »

L’auteur-compositeur-interprète de Lac-Brome, qu’on a pu voir à La Voix en 2017, a créé pour l’occasion la pièce Dance ! qui accompagnera la vidéo.

Effet d’entraînement
Quand on lui fait remarquer que l’envie de danser — et d’être filmé en plus — n’est pas l’affaire de tous, Marie-Claude Lord admet que « ce n’est pas tout le monde qui est game d’embarquer ». « Mais on va nommer les entreprises participantes pour créer un effet d’entraînement chez les autres. »

Cette dernière précise qu’il s’agit d’un projet indépendant et purement artistique, sans vocation promotionnelle ou touristique. « Ce qu’on veut, c’est mettre en lumière les gens et les entreprises d’ici. »

Le hic, c’est qu’un tel projet demande des fonds ; 5400 $ pour être précis. « Maude et moi, on travaille bénévolement, mais on paie les autres artistes. Et pour le tournage, l’équipe va demeurer chez moi durant quatre jours, ce qui implique aussi des dépenses », explique Mme Lord.

Comme c’est dans l’air du temps, les organisatrices ont choisi de tenter leur chance sur le site de sociofinancement Kickstarter. Mardi après-midi, 300 $ avaient été amassés en échange de divers services.

Et même si ce montant n’est pas atteint d’ici le 1er juin, elles demeurent résolues à aller de l’avant. « Tout est mis en place. Les dates du 28 au 30 mai sont réservées pour le tournage, alors on va le faire », lance Marie-Claude Lord avec détermination.

Une fois réalisée, la vidéo devrait être diffusée sur les médias sociaux à la mi-juin, mais les deux idéatrices comptent d’abord la présenter lors d’une soirée de lancement au café Beat & Betterave de Frelighsburg.