L’exposition «Création et Nature» est présentée au vignoble du Domaine des Côtes d’Ardoise à Dunham jusqu’au 27 octobre prochain.

Exposition Nature et Création: les «poètes de la matière» en vedette à Dunham

Une centaine de personnes se sont rassemblées ce dimanche après-midi au vignoble du Domaine des Côtes d’Ardoise à Dunham afin de découvrir l’exposition « Nature et Création ». Ces curieux ont pu admirer plus de 200 sculptures fabriquées par 75 artistes qui proviennent de partout au Québec.

Il s’agit de la 19e édition de l’événement. Ce grand centre d’art à ciel ouvert est devenu de plus en plus populaire au fil des ans. Lors de la première mouture, seulement neuf sculpteurs étaient présents. Aujourd’hui, ce nombre a considérablement augmenté puisqu’il y a 75 artistes qui exposent leurs œuvres sur place.

Ces créations proviennent de toute sorte de matériaux. Que ce soit de la pierre, du métal ou du bois, les sculpteurs prennent ce qu’ils ont sous la main afin d’émerveiller les visiteurs. L’entrée est de 4 $ afin d’assister à l’exposition.

« Les gens qui viennent voir disent que ce n’est pas cher pour venir voir ces œuvres de qualité », mentionne Jean-Pierre Ménard, organisateur de l’exposition.

Le maire de Dunham, Pierre Janecek, est notamment venu faire un tour pour voir de ses propres yeux la qualité des sculptures. Ce dernier assiste à l’événement depuis qu’il est élu et il demeure agréablement surpris qu’il y ait toujours de nouvelles créations chaque année.

Selon lui, il s’agit d’un événement culturel important puisqu’il permet d’amener des gens de partout dans la municipalité.

Le président d’honneur cette année provient d’ailleurs du Vermont aux États-Unis. Gregory Nicolai est un passionné de l’art. Ce dernier y est allé d’un discours touchant faisant notamment l’apologie de l’art.

« C’est la passion de l’art que je recherche dans le choix du président d’honneur », indique M. Ménard.

Plus de 200 sculptures sont exposées sur le site du vignoble dans le cadre de l’exposition « Création et Nature ».

Nouveauté

L’exposition durera quatre mois. Les personnes intéressées à voir les œuvres ont jusqu’au 27 octobre afin d’y faire un tour. Tous les ans, les réalisations changent à la hauteur de 70 %, question de toujours garder un effet de nouveauté.

Pour la première fois, l’exposition est aussi internationale. Quelques artistes exposant leurs oeuvres proviennent de l’extérieur du pays, notamment deux Français.

Ronald Charles, un de ces deux Français, a même envoyé ses sculptures par la poste.

« Vous pouvez deviner qu’il était motivé à le faire puisque le coût est assez élevé », explique le responsable de l’événement.

D’ailleurs, d’autres événements auront lieu au cours de l’année afin de souligner le 40e anniversaire du premier vignoble du Québec.

Manque de subventions

Marie-Josée Leroux, présidente du conseil de la sculpture du Québec déplore le manque d’investissement de la part du gouvernement pour les gens travaillant la matière. « Tout l’argent va dans le conceptuel, le numérique, mais le savoir-faire du travail de la matière ne reçoit aucune subvention », mentionne-t-elle.

Pour être sculpteur, il faut vraiment faire preuve de volonté. « Tous ceux qui exposent mettent beaucoup d’énergie dans leur œuvre, mais ils vivent dans le doute et aucun soutien n’est possible pour eux », ajoute-t-elle.

Elle invite ainsi la population à venir encourager les artistes québécois. En fait, elle souhaite que, ceux qui se surnomment « poètes de la matière » afin de se différencier des artistes qui travaille davantage sur le conceptuel, soient mieux connus par la population québécoise.