Anne-Marie Dupont et Françoise Lamothe présentent l’exposition Conversation de fil en aiguille à Boréart.

Exposition à Boréart : la nature au cœur d’une conversation

La peinture, la sculpture, la broderie et la photographie cohabiteront jusqu’à la fin du mois de novembre à la salle d’exposition Boréart du centre culturel France-Arbour. Sous le thème d’une Conversation de fil en aiguille, Françoise Lamothe et Anne-Marie Dupont exposeront leurs créations inspirées du monde végétal.

« J’aime ce qui est complexe, mais en même temps ce qui n’est pas trop conceptualisé. [...] La texture de l’écorce, la complexité des racines ou du lichen, ce sont des choses qui attirent mon regard » soutient Françoise Lamothe, qui aime se considérer comme une chasseuse en parlant de son processus de création.

« Pour plusieurs de mes œuvres, j’ai commencé en allant dans les bois avec mon appareil photo. Je suis à la chasse de texture d’écorce qui m’interpelle », explique-t-elle.

Ces motifs ont servi de canevas pour une série de toiles qui mêle photographie, peinture et broderie.

« Je continue un motif qui se trouve dans le bois avec le tissu ou la peinture. Au fond, le pinceau c’est un peu la continuation de l’aiguille », philosophe l’artiste.

Le papier comme matière

Si les artistes estiment que leur exposition est plutôt cohérente, la démarche d’Anne-Marie Dupont n’en est pas moins totalement différente de celle de sa collègue.

« Anne-Marie c’est une exploratrice. Elle aime apprendre de nouvelles techniques et voir les possibilités qu’elles apportent » témoigne Françoise Lamothe.

Et justement, une bonne partie des œuvres de Mme Dupont ont été créées à la suite d’un stage dans le sud de France où l’artiste s’est familiarisé avec les techniques de fabrication du papier et de teinture végétale.

« C’est un processus qui est long et technique, mais il y a plusieurs paramètres où entre en jeu la créativité. Je peux jouer avec la texture finale du papier selon la cuisson et je dispose également des feuilles et du bois dans la pâte », explique-t-elle.

Pour Mme Dupont, la conversation s’est de fil en aiguille transformée en étude sur les dimensions et la transparence.

De l’assemblage de textiles divers, qui caractérise son œuvre, la Cowansvilloise d’adoption s’est progressivement tournée vers la sculpture en trois dimensions.

« Je travaille beaucoup avec la transparence, ça permet d’ajouter plusieurs couches aux œuvres. Même le papier peut paraître en 3D avec l’installation », soutient-elle.

L’exposition Conversation de fil en aiguille sera présentée au centre culturel France-Arbour jusqu’au 25 novembre.