L’artiste-peintre devant des œuvres de sa collection "Xahn".

Expo de Renée duRocher: ce sera à l’automne

Renée duRocher sait depuis plus d’un an qu’elle occupera la galerie d’art de l’ambassade du Canada à Washington en 2018. D’abord prévue au printemps, l’exposition se déroulera plutôt du 1er août à la fin septembre. Et possiblement même en octobre, a-t-elle appris récemment.

Dans l’espace immaculé du 501, Pennsylvania Avenue NW, tout près du Newseum de Washington, la Granbyenne présentera une quinzaine de ses toiles sous le thème Quand duplicité devient unicité. « C’est une galerie dont l’espace n’est pas très grand, mais dont les murs font 22 pieds de hauteur », décrit-elle, en rappelant que ce sont les portraits du chanteur et photographe canadien Brian Adams qui occupent le local en ce moment.

Déjà habituée d’exposer en solo ou en groupe à la Galerie Zenith de Washington depuis 2000, René duRocher connaissait bien la ville et l’existence de la galerie de l’ambassade canadienne. « Lors de mes vernissages, l’attaché culturel de l’ambassade était toujours présent et ça m’amenait à fréquenter l’endroit », dit-elle.

Le jour où la Galerie Zenith est déménagée dans un quartier plus résidentiel, moins visible qu’à son ancienne adresse, la peintre a eu l’idée de soumettre son dossier à l’ambassade, dont la galerie est située en plein cœur de l’action. « Il y a déjà longtemps que j’y pensais. J’ai monté un projet et je l’ai soumis. »

Pour Renée duRocher, cette occasion représente « un beau cadeau ». « C’est prestigieux, très protocolaire. Je suis très fière d’exposer dans un tel endroit, rappelle la Granbyenne. C’est la première fois que je présente mon travail dans une ambassade. J’espère qu’il y aura des retombées positives. »

En création
Bien que l’événement soit confirmé pour l’automne, l’artiste a encore du pain sur la planche. Chose certaine, il y aura sept ou huit toiles de sa collection Xahn, inspirée du Vietnam et de l’œuvre de l’auteure Kim Thúy. S’y joindront autant de nouvelles œuvres dont les canevas n’attendent que son inspiration pour voir le jour.

« Il y sera question du Vietnam, du Canada et du thème de l’immigration. L’exposition ne comptera que des œuvres de grand format », précise-t-elle.

Tout de suite après ce passage de deux mois — ou trois — sur Pennsylvania Avenue, Mme duRocher retournera à la Galerie Zenith pour une nouvelle exposition où, dit-elle, les tableaux ne seront pas les mêmes. C’est d’ailleurs la directrice de la Galerie Zenith, Margery E. Goldberg, une femme en qui Renée duRocher a pleinement confiance, qui jouera le rôle de conservatrice de l’exposition à l’ambassade.

Car l’artiste-peintre ne pourra évidemment pas être à Washington en permanence. Elle compte s’y rendre deux fois : pour son vernissage et pour assister à quelque chose de bien spécial. « Ils ont invité Kim Thúy à participer à une table ronde à l’Université Georgetown », dit-elle, fière que son amie écrivaine soit reconnue par cette institution d’enseignement réputée.