La conteuse et musicienne devant les enfants de l’école de Truro.

Évelyne Ménard anime la Nouvelle-Écosse

La conteuse et musicienne Évelyne Ménard respire l’air du large ces jours-ci. L’Abbotsfordienne est partie à la rencontre des jeunes de la Nouvelle-Écosse pour leur raconter des histoires et tisser le début d’une relation à plus long terme avec eux.

Depuis le 10 octobre et jusqu’à ce mercredi, la dame participe au projet Conte-moi la francophonie, soutenu par le Secrétariat du Québec­ aux relations canadiennes. Au terme de ces deux semaines, elle aura visité neuf villes de la province néo-­écossaise et croisé environ 250 élèves de 5e, 6e et 7e année.

« J’aime bien découvrir les communautés francophones à l’extérieur du Québec. C’est une chance de parler français ailleurs qu’au Québec. Et je me sers de mes expériences pour montrer aux jeunes que le français est partout », mentionne Évelyne Ménard, qui avait déjà participé, à titre d’invitée, au Festival de la parole de Baie Sainte-Marie dans cette province. Une expérience qui lui avait beaucoup plu.

De retour dans ce coin de pays, elle présente cette fois La grande aventure de Petit-Jean, un spectacle de conte traditionnel, qui semble grandement plaire à son jeune public. « C’est vraiment universel. Ça vient chercher les peurs et les petits travers­ de tout le monde », dit-elle.

Au volet conte vient se greffer un projet de correspondance et d’échanges avec les enfants. Elle utilisera la technologie pour garder le contact, à son plus grand bonheur. « Quand on fait un spectacle, on ne revoit plus les jeunes après. Ce que j’aime, c’est que cette fois, il y a un lien qui reste entre nous. »

Sur le Web, chaque école visitée aura en effet sa propre page où Évelyne diffusera des contes et où les enfants pourront faire de même. 

« J’attends au moins une vidéo de chaque enfant par année. »

Quand on lui a parlé, lundi, Mme Ménard semblait ravie de la réaction des jeunes face à ce projet. « Ils me disent qu’ils aiment les histoires. Et ils sont contents d’utiliser la technologie. »

Elle n’est pas encore revenue au Québec qu’elle rêve déjà d’aller rendre visite aux enfants du reste de la Francophonie canadienne. Le Nouveau-Brunswick et l’Île-du-Prince-Édouard sont notamment­ dans sa mire.