Voici les concurrents qui monteront sur la scène du Palace de Granby, le 23 août, pour la grande finale du Festival.

En route vers la finale du Festival de la chanson de Granby

Qu’ils étaient beaux à voir, les finalistes du Festival de la chanson de Granby, samedi soir, quelques minutes après avoir appris la bonne nouvelle. Si la sélection du jury a pu étonner bien des spectateurs, imaginez la surprise des principaux intéressés.

La palme des émotions revenait à coup sûr aux deux membres de Classe Mode, le duo casqué aux allures intergalactiques. Sur une échelle de 1 à 10, Daryl et Data devaient bien flotter quelque part autour de 15. En larmes, les deux bons amis dans la quarantaine arrivaient difficilement à prendre la mesure des événements.

« Avec la compétition d’aujourd’hui, on ne s’attendait à rien et c’était bien comme ça. Mais, je te jure, qu’on remporte ou non la finale, on a déjà gagné ! », s’est exclamé Daryl au milieu des accolades.

« On savait qu’on était différents, mais on n’était pas sûrs en voyant le calibre des musiciens en lice. On met beaucoup de travail dans ce qu’on fait, alors que pour eux, ça semble tellement facile. C’est un peu intimidant… », a ajouté Data, profondément ému.

Classe Mode avait pourtant forcé le respect, vendredi soir, en prouvant que leur proposition musicale n’était pas qu’une farce. Malgré les masques et les habits trop grands, ils ont chanté et dansé avec talent, mise en scène à l’appui.

En vue de la finale de vendredi, les deux gars vont se concentrer principalement sur leur souffle et sur le dosage de leurs émotions.

Comment évaluent-ils leurs chances de remporter le titre ? « Les gens ont l’air d’apprécier ce qu’on fait, tant mieux, mais nous, on fait ça pour le plaisir, même si c’est sérieux. Et peu importe, on veut continuer à avoir du fun ! »

Coup de coeur du public

Les trois jeunes membres de La Croisée d’Antan étaient aussi sur un nuage. Non seulement venaient-ils de remporter le Prix Coup de coeur du public, mais ils avaient mérité une ovation debout de la foule à l’issue de leur prestation néo-trad, peu de temps avant.

« On espérait que ça fonctionne. C’est une grosse édition avec beaucoup de talent. Mais on sait que notre musique fait lever le monde ; c’est notre plus grande force. C’est rassembleur », a mentionné Anthony Vecchio, en assurant qu’il venait de « vivre le meilleur show de sa carrière »

L’enthousiasme des spectateurs a littéralement porté le groupe durant ses trois pièces. « Tu as 15 minutes pour charmer le public, alors tu dois prendre le contrôle de la scène. Ç’a super bien été ; on a senti l’énergie incroyable de la foule », a ajouté le Granbyen David Lefrançois.

Les gars se promettaient bien de fêter ça… avec modération. « Demain matin, c’est la séance de photos pour notre prochain album. Mais j’ai réussi à la repousser d’une heure ! », a lancé David avant d’aller rejoindre les autres concurrents.

Le gentil géant

Celui qui avait livré l’ultime numéro de la ronde des demi-finales, samedi, a aussi fait forte impression sur les juges.

Imposant, barbu, chevelu, pieds nus, chill au possible, multi-instrumentiste en plus, le.Panda a profité de sa longue expérience de musicien de rue pour mettre tout le monde dans sa petite poche arrière.

« Je suis venu à Granby pour faire un essai. Je n’avais jamais fait de concours avant. J’ai toujours tracé ma voie de manière non officielle. Mais depuis un an et demi, je compose en français plutôt qu’en anglais », a-t-il mentionné pour expliquer sa présence au Festival.

le.Panda avait relativement confiance en ses chances « sur certains critères, notamment sur ma singularité », dit-il. « Ce que je ne savais pas, c’est si les gens et le jury allaient aimer mes chansons. »

Le gentil géant était bien sûr heureux d’avoir été choisi, mais ne pouvait s’empêcher d’avoir une pensée pour les autres demi-finalistes dont la route s’achève. « Je suis content triste… », a-t-il laissé tomber.

Présence féminine

Seule fille retenue pour la finale, Laurence & les Polygones (malgré son nom, elle est seule sur scène) était quant à elle en paix et satisfaite de sa performance de vendredi, même si elle a rappelé être une « personne fragile qui doute beaucoup ».

Rencontrée en coulisses après sa nomination, la diplômée de l’École de la chanson de Granby se sentait fébrile. Être finaliste venait « mettre un petit velours sur son estime ». « Ça fait du bien ! », a-t-elle lancé.

Après les célébrations de circonstance, Laurence se promettait de dormir beaucoup et de fignoler son tour de chant, histoire d’arriver fin prête à la finale de vendredi prochain.

Tombé des nues

Guillaume Bordel, lui, semblait carrément tombé des nues. « Dans mon lexique de gars de région, je m’attendais câlissement pas à ça. Mon prix à moi, c’était d’avoir fait une performance correcte. Je ne voulais pas me créer d’attentes. »

C’est que son passage jusqu’en quart de finale au concours Ma première Place des arts, plus tôt cette année, avait créé un petit doute dans sa tête. Sa musique énergique et son style lui avaient peut-être nui, selon lui.

« Je me disais que quand ça brassait, ça passait moins dans les concours… J’essayais de me consoler d’avance. »

Cette semaine, il tentera de répéter le plus possible et de reposer sa voix pour être à son meilleur. « Mais je suis crissement confiant ! »

RÉCIPIENDAIRES DES PRIX DE SAMEDI 

Prix du public Yves-Gagnon

La Croisée d’Antan

Prix LOJIQ - Voix du Sud (Rencontres d’Astaffort)

Maelydée

Prix de la chanson populaire Tim Hortons 

Cité d’allumettes de Thomas Hodgson

Prix Festin-Fleuve de Récréotourisme Repentigny 

Thomas Hodgson

Prix École nationale de la chanson de Granby 

Guillaume Aubertin

Prix de la meilleure présence sur scène 

Classe Mode