« La scène, c’est naturel pour moi. C’est là que mon projet se déploie, qu’il prend tout son sens », affirme Émile Proulx-Cloutier.

En quête d’histoires et d’émotions

Il sait tout faire, ce Émile Proulx-Cloutier. Jouer, écrire, réaliser, scénariser, chanter, faire de la musique... Mais ce samedi, c’est l’auteur-compositeur-interprète qui s’amène à Cowansville pour présenter Marée Haute. Déferlement d’émotions garanti.

« Le mot le plus essentiel pour moi, c’est contraste. Il faut qu’il y ait du contraste d’une chanson à l’autre. C’est mon plaisir de faire de la chanson pour pouvoir voyager d’une ambiance à l’autre », laisse-t-il entendre.

Son album Marée Haute, lancé l’automne dernier, en fait foi, tout comme le spectacle qui en découle. « Ça peut être très intime parfois, mais aussi mordant, incisif. »

Sur la scène de l’église Emmanuel, Émile Proulx-Cloutier présentera les pièces de Marée Haute, mais aussi certaines chansons de son album précédent, Aimer les monstres. « Et quelques inédites conçues pour le spectacle, ajoute-t-il. Tout cela dans une grande quête de faire rire, d’émouvoir et de raconter des histoires. »

À ceux qui y seront, l’artiste prépare par ailleurs « un cadeau ». Exceptionnellement, il sera accompagné de quatre autres musiciens. « Nous serons cinq au lieu de trois. C’est important pour moi de jouer sous cette formule avant la rentrée à Montréal. Disons que Cowansville est l’une des villes chanceuses. Là, c’est une grande angoisse de voir si on va tous entrer sur la scène ! Il va falloir trouver une façon », lance-t-il, un sourire dans la voix.

Faire des spectacles, de toute évidence, l’anime profondément. « C’est la raison pour laquelle je fais de la musique. La scène, c’est naturel pour moi. C’est là que mon projet se déploie, qu’il prend tout son sens. »

Trouver le temps
Entre Aimer les monstres et Marée Haute, Émile Proulx-Cloutier a eu le temps de vivre mille choses qui, immanquablement, ont teinté ce dernier opus.

« Ma vie de père fait partie de l’expérience. J’ai également eu beaucoup de travail comme acteur. Trouver le temps et l’espace pour faire l’album était tout un défi. Je ne voulais pas écrire une toune juste pour écrire. Il fallait que ce soit viscéral, nécessaire. Je suis descendu plus profondément en moi. Et je me suis aussi permis plus de plaisir sur le plan musical. »

Quand on lui demande s’il a parfois peur de manquer d’inspiration, il nous rassure bien vite. « Je manque d’espace pour raconter toutes mes histoires ! Si je faisais tout ce que j’ai en tête, ce serait trop long comme spectacle », affirme le jeune homme en se disant « toujours en alerte » dans sa recherche de bons sujets de chansons.

À l’écran
Au-delà de sa voix, Émile Proulx-Cloutier est aussi un visage que le public québécois a appris à connaître ces dernières années.

Dans Boomerang, notamment, qui sera de retour à l’automne 2018. « Faits divers revient aussi, mais je ne sais pas encore si je serai dedans... », ajoute-t-il.

On pourra aussi le voir dans la prochaine série Demain des hommes, campée dans l’univers du hockey. Émile y interprétera l’assistant de l’entraîneur de l’équipe, joué par Normand D’Amour. « C’est un très beau texte », glisse le comédien au sujet de cette production de dix épisodes qui sera d’abord diffusée sur ICI Tou.tv Extra au printemps 2018, puis à ICI Radio-Canada Télé.

Son rôle d’Édouard Bolduc dans le film La Bolduc ne devrait pas non plus passer inaperçu. « Je joue le mari de La Bolduc. C’est quelqu’un qui adore quand sa femme chante à la maison, mais quand ça devient son job et qu’elle gagne plus que lui, ça l’atteint dans sa fierté d’homme. Ç’a été un défi de jouer ce personnage, car ça ne correspond pas du tout à mes valeurs... », fait-il remarquer.

Le long-métrage sort le 6 avril.


ENVIE D'Y ALLER?

Quand: le samedi 10 mars à 20 h

Où: église Emmanuel de Cowansville

Billets: http://surlascenedavignon.com/