Catherine Paquin-Béchard et Sébastien Gauthier dans une scène d’En cas de pluie, aucun remboursement.

«En cas de pluie, aucun remboursement»: pas reposant!

Au Royaume du Super Fun, les apparences sont parfois trompeuses. Tout n’est pas que plaisir et fantaisie. Les complots se fomentent au sein du parc d’attractions pour la succession du patron, Louis le Juste, dit Le King. Soubresauts en vue !

En cas de pluie, aucun remboursement, c’est ça. Un propriétaire qui songe à la retraite, une héritière qui n’a pas l’étoffe pour prendre la relève, trois chefs de section assoiffés de pouvoir et un nouvel employé qui vient semer la bisbille dans ce parc qui lance sa 32e saison estivale. 

« Ce qui est plaisant dans l’écriture de cette pièce, ce sont les personnages presque caricaturaux. Même si ça peut avoir l’air exubérant, il y a une réflexion. Ce n’est pas dénué de profondeur », souligne la comédienne Catherine Paquin-Béchard (Unité 9, Mon ex à moi, Complexe G, Web Thérapie), qui y joue au côté de Raymond Bouchard, Lucien Bergeron, Jocelyn Blanchard, Louise Cardinal, Sébastien Gauthier et Mélanie St-Laurent. 

La rouquine enfile le rôle de Marie-Jeanne la Bien-Aimée, la fille du patron à qui « le trône » est destiné, mais qui s’en fout un peu. « C’est la seule qui ne se bat pas pour le pouvoir. Disons qu’elle est restée une ado et qu’elle n’est pas très motivée. Je m’amuse beaucoup dans ce rôle », dit-elle.

Présentée pour la première fois à l’été 2015 au Petit Théâtre du Nord, cette création de Simon Boudreault a ensuite occupé le théâtre Jean Duceppe pour une trentaine de représentations. La voilà maintenant en tournée au Québec jusqu’à la mi-décembre. On pourra la voir au Palace de Granby ce soir.

Pour écrire En cas de pluie, aucun remboursement, l’auteur s’est fortement inspiré de Shakespeare, des Rois maudits et de Game of Thrones, fait remarquer Catherine. Ambition, conspiration, jalousie, tout y passe entre la barbe à papa et le tour de montagnes russes. 

« Au fond, l’humain lutte toujours pour le pouvoir. C’est comme ça dans tous les milieux. Ce sont des thèmes universels. »

En la qualifiant de comédie dramatique, la jeune femme rappelle qu’il s’agit d’une pièce réaliste, avec des personnages qui eux, ne le sont pas. « Ils sont plus archétypaux. »

Catherine admet que ce second degré peut être un peu déboussolant au début. « Les spectateurs se trouvent brusquement plongés dans cet univers un peu décalé. Mais on finit toujours par gagner le public ! Il n’y a rien de convenu dans cette pièce », dit-elle.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle elle a accepté de se joindre à l’équipe dès le début. « Se permettre de jouer dans ces eaux-là, sortir des sentiers battus, c’est l’fun. »

De beaux projets

La carrière de Catherine Paquin-Béchard commence d’ailleurs à décoller sérieusement. Outre des projets de théâtre, dont elle ne peut parler pour l’instant, on pourra aussi la voir dans le prochain film de Denys Arcand, Le triomphe de l’argent

Quant à son personnage de l’IPL Josée Tessier dans Unité 9, on n’a pas de raison de s’inquiéter. « Ça devrait bien aller pour Josée ! », lance-t-elle simplement au sujet de la prochaine saison.