La photo promotionnelle utilisée par NBC pour promouvoir le passage d’Emmanuelle Caplette au Late Night With Seth Meyers

Emmanuelle Caplette avec l'orchestre du Late Night With Seth Meyers

Dans deux semaines, Emmanuelle Caplette verra l’un de ses plus grands rêves se concrétiser. Et ce n’est pas rien : la batteuse professionnelle accompagnera l’orchestre maison de l’émission Late Night With Seth Meyers, sur les ondes de NBC. Ce faisant, elle deviendra la première musicienne non américaine à monter sur le plateau du talk-show de fin de soirée.

« Je capote ma vie ! » a écrit la Granbyenne sur sa page Facebook, mardi avant-midi. « C’est incroyable ! Les Américains sont venus me chercher... ! »

« C’est plus grand que nature. C’est ma plus grosse affaire à vie ! » renchérit-elle en entrevue avec La Voix de l’Est.

Elle s’envolera donc le 15 juillet pour New York et installera sa batterie dans les studios de NBC, sur Times Square, pour quatre soirs de direct. Du 16 au 19, elle pourra ainsi montrer toute l’étendue de son talent devant des millions de téléspectateurs. En plus de participer aux numéros d’ouverture et de fermeture de l’émission, d’envoi et de retour de pauses commerciales et d’introduction des artistes, elle aura droit à un court solo de batterie durant lequel tous les projecteurs seront braqués sur elle.

« Je vis un beau stress, admet-elle. Ce n’est pas de la panique, j’ai juste hâte de le faire. Je suis une fille de défis, et là, le challenge est gros. Mais je sais comment ça marche, j’ai été bien baptisée. C’est juste qu’aux États-Unis, tout est plus big. Et ça donne plus de notoriété. »

« C’est là qu’elle doit être »
Emmanuelle Caplette a en effet bien été formée grâce à deux galas des Jutra puis des remplacements ponctuels à Belle et Bum. Sur sa publication Facebook de mardi, la batteuse ne manque d’ailleurs pas de remercier son bon ami Normand Brathwaite « de m’avoir donné ma première chance à la télé québécoise il y a 12 ans ».

« Il a cru en moi et m’a fait confiance. Et là, avec l’expérience que j’ai accumulée depuis plusieurs années, je sais que je suis prête à aller à New York et jouer dans la cour des grands ! », ajoute-t-elle.

Normand Brathwaite lui a d’ailleurs téléphoné pour la féliciter durant l’entrevue avec La Voix de l’Est. Il a accepté d’emblée son invitation à l’accompagner dans La Grosse Pomme cette semaine-là.

Joint un peu plus tard par la journaliste, il a réitéré son bonheur de voir sa grande amie percer chez nos voisins du Sud. « Dès la première fois que je l’ai vue, je l’ai trouvée exceptionnelle. C’est une des grandes batteuses au monde, et en plus, elle est toujours de bonne humeur, elle sourit, et elle chante même les chansons quand elle joue. Je suis vraiment content qu’elle soit rendue là parce que c’est là qu’elle doit être », a-t-il dit.

Un marché difficile à percer
Mais se rendre là n’a pas été chose facile, raconte la musicienne de renommée internationale. « Ça fait des années que j’essaie d’aller aux États-Unis. Ce n’est pas un marché facile à percer. Ils sont très fermés. »

La chance lui a souri il y a environ un an, quand le producteur du talk-show de fin de soirée américain l’a contactée via Instagram pour l’inviter sur son plateau. « Mais je n’étais pas capable d’avoir de visa de travail », soutient la jeune femme de 36 ans.

Un bon ami à elle qui agit maintenant comme son gérant lui a donné un coup de pouce en communiquant directement avec le réseau NBC afin qu’on lui rédige une lettre officielle de contrat de travail. C’était en avril dernier. Deux semaines plus tard, elle avait son visa en main. « Il est valide jusqu’en novembre, donc après ce contrat d’une semaine, il est possible qu’ils me réinvitent. C’est d’ailleurs ce qui est précisé dans mon contrat de travail », indique-t-elle.

À quelques jours du jour J, Emmanuelle Caplette se permet de rêver aux portes qui pourraient éventuellement s’ouvrir pour elle. « Ce serait malade si ça pouvait m’amener à un contrat avec un artiste américain pour une tournée à travers le monde ! » lance-t-elle.

Ce deuxième grand rêve n’est pas hors de portée pour celle qui a déjà conquis plus d’un pays...

UN BEAU PROJET POUR GRANBY

Elle a beau vivre son rêve américain, Emmanuelle Caplette admet songer à sa « retraite », et travaille à mettre sur pied son école de batterie à Granby. « J’aimerais ça être plus ici, voyager un peu moins. Je m’enligne pour ouvrir ça l’année prochaine », glisse-t-elle.

Entre temps, elle s’envolera jeudi pour la France afin de donner quelques cliniques avec le batteur d’Ariana Grande. Après New York, elle se rendra en République tchèque en août, où elle participera notamment au festival de jazz, en Angleterre en octobre puis « au plus gros congrès mondial de batterie » à Indianapolis en novembre.