Dans l’ensemble, Édouard Lagacé se déclare néanmoins satisfait du chemin qu’il a parcouru à sa deuxième tentative à La Voix, lui qui était reparti bredouille aux auditions à l’aveugle deux ans plus tôt.

Édouard Lagacé très fier de ses performances

Édouard Lagacé se remettait tranquillement des émotions fortes qu’il avait vécues dans les derniers mois, lundi, alors que son chemin à La Voix 6 s’est arrêté la veille, le public lui ayant préféré Yann Brassard pour représenter l’équipe d’Alex Nevsky en grande finale. Le Cowansvillois s’est dit à la fois déçu et content de l’issue de cette demi-finale.

« Je suis vraiment content de m’être rendu en demi-finales cette fois-ci », explique celui qui était reparti bredouille aux auditions à l’aveugle deux ans plus tôt. « Mais je suis déçu de ne pas me rendre en finale. Pas tant pour ce que représente la finale, sinon pour la chanson d’Alex Nevsky que je n’aurai pas la chance de chanter », précise-t-il, mentionnant que le Granbyen est l’un des rares artistes francophones qu’il aime écouter.

Les finalistes de chaque équipe se verront en effet attitrer une chanson composée expressément pour eux par leur coach pour cette étape ultime du concours, qui aura lieu dimanche prochain.

Le jeune homme de 23 ans admet que son choix de chanson dimanche lui a peut-être nui à ce stade de la compétition ; On s’est aimé à cause, de Céline Dion, était « un pari risqué », convient-il. « D’autant plus que je ne connaissais pas cette chanson il y a à peine quatre jours, et que je n’étais pas super à l’aise sans ma guitare », ajoute-t-il.

« Plus prêt et plus confiant »
Dans l’ensemble, il se déclare néanmoins satisfait du chemin qu’il a parcouru à sa deuxième tentative à La Voix. « Je crois que j’étais plus confiant et plus prêt qu’en 2016, analyse-t-il. En deux ans, j’ai quand même acquis de l’expérience en faisant 300 shows… »

Édouard Lagacé s’est dit très fier de ses performances, « surtout aux auditions à l’aveugle et en quarts de finale », mais il avoue avoir été « zéro content » de sa prestation en duel, alors qu’il avait interprété Free Fallin’ de Tom Petty aux côtés de Nicolas Grynzspan. « Je m’étais accroché à plusieurs reprises et je n’étais vraiment pas dans mon élément parce que c’était la première fois que je n’avais pas ma guitare avec moi sur scène », explique-t-il.

Il s’est aussi dit surpris que le public lui ait donné son laissez-passer pour les demi-finales en votant pour lui, Alex Nevsky l’ayant classé derrière ses concurrents suite à son interprétation d’Il y a tant à faire, de Daniel Bélanger en quarts de finale. « J’en veux pas du tout à Alex, honnêtement, j’aurais fait la même chose que lui. Les deux autres participants ont offert des prestations solides qui étaient plus divertissantes que la mienne. »

« Mais je suis énormément touché que le public m’ait choisi, par exemple, car au final, c’est lui qui compte. Si tu veux faire carrière, il faut que les gens t’aiment », ajoute-t-il.

Surfer sur la vague d’amour
Le chanteur dit ne pas réaliser encore l’ampleur de la vague d’amour qui déferle sur lui en ce moment. « C’est un peu irréel sur les médias sociaux… Mais quand je sors, je remarque, oui, que les gens m’arrêtent plus et me félicitent. »

Qu’on le compare à Michel Louvain le fait plus rire qu’autre chose, dit-il encore. « Et si ça peut m’amener une carrière comme la sienne, je prends le compliment volontiers », ajoute-t-il, sourire en coin.

Édouard Lagacé n’a pas de plan précis à court terme ; pour l’instant, il veut simplement « prendre un peu de recul de La Voix » et passer le tout dernier examen de son bac en finances et marketing. « J’aimerais aussi, c’est sûr, surfer un peu sur la vague de popularité qui vient avec La Voix. Et peut-être commencer à penser à un album. »

Bien qu’on le connaisse surtout comme chanteur dans la langue de Shakespeare, il pourrait nous surprendre avec un disque dans celle de Molière, laisse-t-il entendre. « S’il y a une chose que j’ai apprise à La Voix, c’est que chanter en français, j’aime ça plus que je pensais. »