Les membres du CA de l'Association récréative du lac Kelly espèrent que la tenue du Festival Reggae Bash sur leur territoire les aidera à sauver leur lac. On aperçoit dans l'ordre: Pierre Audet, Marius d'Auteuil, Éric Peissard, Pierre Bousquet et Jean-Luc Ménard.

Du reggae pour sauver le lac Kelly

Le Festival Reggae Bash s'installera aux abords du lac Kelly, à Sutton, tout le week-end. L'événement en est à sa 12e présentation, mais c'est la première fois qu'il aura lieu dans les Cantons-de-l'Est.
Pendant 10 ans, le « seul festival reggae au Québec respectant la tradition jamaïcaine "From Duss Till Daan" », tel qu'il se définit, s'est tenu à Saint-Damien-de-Brandon, dans Lanaudière. Des modifications à la réglementation municipale l'ont toutefois forcé à se déplacer. Après une année à Saint-Jean-sur-­Richelieu, l'été dernier, voilà qu'il s'amène à Sutton à l'invitation de l'Association récréative du lac Kelly.
« Ça faisait plusieurs années qu'on cherchait une nouvelle façon d'amasser des fonds pour prendre soin de notre lac. Quand j'ai su que les organisateurs du festival se cherchaient un nouvel endroit en plein air pour faire leur événement, j'en ai profité pour les contacter », explique Éric Peissard, directeur de l'OBNL et représentant officiel du Festival.
Comme plusieurs plans d'eau, le lac Kelly est aux prises avec un problème d'érosion de ses berges. « Quand il y a de trop fortes pluies, le lac se remplit de boue, explique sommairement M. Peissard. On a un réservoir de rétention, mais quand il est trop plein, il se déverse directement dans le lac. Le faire vider coûte plusieurs milliers de dollars. »
Le lac Kelly étant un lac privé, il revient aux 45 propriétaires d'une unité de logement à proximité d'en assurer l'entretien. « On travaille avec l'Organisme de bassin versant de la baie Missisquoi et avec la Ville [de Sutton] pour trouver des solutions en amont, mais pour l'instant, si on veut éviter d'augmenter nos cotisations, on doit trouver une façon d'aller chercher des fonds », dit le directeur.
Ces cotisations sont actuellement de 110 $ par année par unité de logement, fait-il valoir. Elles servent notamment à couvrir les frais de l'entretien de la plage, de la tonte de la pelouse, des assurances et des tâches et matériels cléricaux.
Éric Peissard et les autres membres du CA de l'Association récréative du lac Kelly espèrent que la tenue du Festival Reggae Bash sur leur territoire les aidera en ce sens. Le directeur dit ne pas s'être fixé de montant précis comme objectif pour cette première expérience, mais il espère, bien évidemment, récolter quelques sous. « Les profits découlant de la vente de billets iront au Festival, tandis que ceux provenant du bar sur place iront à notre organisme », précise-t-il.
Programmation
Le Festival Reggae Bash est un événement familial. Il se déroulera à compter de 10 h le samedi matin et se terminera à 19 h le dimanche. Plus de 25 artistes reggae d'ici et d'ailleurs, dont Jah Lex, Izula, Inkline et I Kushna, réputés dans le milieu, performeront. DJ, tam-tam jam et beach party sont également au menu. Un restaurant végétalien et organique proposant une cuisine des Caraïbes sera sur place pour ravitailler les festivaliers.
Des billets à la journée et des passes pour le week-end sont en vente sur ticketpro.ca. Les gens qui prévoient passer le week-end sur place peuvent arriver le vendredi soir et faire du camping sur le site.
Bon an mal an, entre 500 et 600 personnes se réunissent au Festival Reggae Bash, indique M. Peissard. « Si ça marche bien à Sutton, on aimerait bien répéter l'expérience », mentionne-t-il.
Pour plus d'information, visiter le www.reggaebash.ca.