Émile Roberge procédera au lancement de ses deux nouveaux recueils de poésie le jeudi 12 octobre, lors d'un 5 à 7 chez Boréart.

Deux nouveaux recueils de poésie pour Émile Roberge

Émile Roberge s'apprête à lancer deux nouveaux recueils de poésie. À 88 ans, il envisage de clore ainsi son chapitre de poète. « Je pense que ce sera les derniers », glisse-t-il.
S'il en a fait deux plutôt qu'un seul, c'est qu'il tenait à respecter une certaine unité dans l'ensemble de chacun, contrairement aux trois autres recueils qu'il a publiés auparavant. Ainsi, Goût de racines et d'étoiles invite à l'évasion sur le thème du voyage, tandis que Les braises fument encore s'inspire directement de Granby, où il vit depuis 50 ans.
« Dans le premier, je visite certains lieux privilégiés de la poésie comme le Carré Saint-Louis, Trois-Rivières, la place du Tertre, les muses de Parnasse et les écritures de Karnak, laisse savoir le poète. Ça se termine même avec un voyage jusqu'à la dernière étoile. »
Le second, plutôt composé dans un mélange de prose et de poésie - « en prose poétique », dira l'auteur -, rend plutôt hommage à l'église Notre-Dame, au Centre d'interprétation de la nature du lac Boivin ou encore aux terres Miner.
Un court essai intitulé Toute une classe de poètes disparus conclut le recueil. Les 11 textes qui y sont réunis se veulent autant de pensées pour les anciens étudiants de ce professeur de littérature au Cégep de Granby « qui se sont suicidés ou qui sont morts trop jeunes d'une maladie », explique M. Roberge.
Le lancement des deux livres se fera le jeudi 12 octobre prochain, lors d'un 5 à 7 chez Boréart. « Il y aura lecture de poèmes, et Isabeau Corriveau jouera de la harpe », indique-t-il. Les gens présents pourront évidemment se procurer un exemplaire des bouquins, qui seront ensuite en vente chez Buropro Citation.
Émile Roberge est diplômé de la Faculté des lettres de l'Université de Montréal. Il a été le premier directeur du Cégep de Granby, en 1968, avant d'y enseigner la littérature. Il a également fondé l'Association Québec-France à Granby, pour laquelle il est d'ailleurs toujours actif bien qu'il ne siège plus sur le conseil d'administration
À sa retraite, il s'est mis à la poésie et a eu pour mentor nul autre que le grand Gaston Miron. En plus de ses cinq recueils de poésie, il a publié un essai sur la littérature québécoise ainsi qu'une multitude de poèmes semés ici et là dans des ouvrages collectifs et des revues québécoises et françaises.